La Vaudoise lâchera le Tour de Romandie en 2018
Après Swiss Cycling, la compagnie d'assurances a décidé de ne pas poursuivre son engagement avec la boucle romande.

Tout ne roule pas dans le meilleur des mondes possibles pour le Tour de Romandie. Sur le plan financier of course. Sponsor principal de l'épreuve depuis 2009 dans laquelle elle a injecté 8 millions de francs, la compagnie d'assurances lâchera la boucle romande l'an prochain. Il y a un mois, elle avait annoncé qu'elle mettait un terme à son partenariat avec la Fédération après cinq ans de collaboration.
«La Vaudoise entend revoir son action de sponsoring et s'engager davantage outre-Sarine», explique Richard Chassot, le président du TdR. «On a beaucoup apprécié son engagement généreux et précieux pendant toutes ces années.» La Vaudoise a roulé en compagnie du TdR pendant 5600 km. Elle a reçu 6200 invités, distribués 150 000 casquettes, remis 50 maillots jaunes aux champions et engagés 20 à 40 collaborateurs pour mener à bien son entreprise sur la route.»
«La Vaudoise représente une part importante du budget, soit entre 15 et 20% pour une visibilité de 30 à 40%. Reste à lui trouver un successeur. Les sociétés qui développent une stratégie cycliste ne sont pas légion.» CEO de La Vaudoise, Philippe Hebeisen précise: «On a eu une collaboration fructueuse. Avec Swiss Cycling, nous n'avons pas eu le même feeling. Mais on ne veut plus rester uniquement dans le sponsoring pur et dur. 40% de notre chiffre d'affaires se réalise en Suisse allemande et on entend se tourner vers les marchés digitaux.»
Pas seulement. Mardi matin, dans la foulée de la révélation faite par le Tour de Romandie, InfrontRingier annonçait, en sa qualité d'organisateur du Tour de Suisse, la prolongation du contrat avec son Presenting Partner: La Vaudoise, en place depuis 2010. Et ce pour trois années supplémentaires. «Nous réévaluons régulièrement nos partenariats et constatons, encore et toujours, que le Tour de Suisse est une plate-forme importante pour nous car elle nous permet d'atteindre nos objectifs de communication.»
Président de la Fondation du Tour de Romandie, Yves Christen, ancien homme politique et cycliste averti, évoque les menaces qui planent sur le TdR: «On s'attendait à un départ du sponsor principal mais pas avant 2019. Heureusement, la Fondation a constitué des réserves et on peut faire face un bon bout de temps. L'avenir du TdR est aussi tributaire de l'élection, à l'automne, du nouveau président. Si David Lappartient l'emporte sur Brian Cookson, l'avenir du TdR ne sera pas le même. Aura-t-il toujours le statut de major race (10 meilleurs épreuves)?»
Rédacteur en chef à la RTS, Massimo Lorenzi nourrit les craintes. «Quelque que soit le résultat de l'initiative No Billag, il impactera sur notre contribution pour le Tour de Romandie.» Pour l'heure, le budget consacré est de l'ordre du million de francs. Le budget de fonctionnement du Tour de Romandie, quant à lui, tourne autour de 5,5 millions.
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