Roura: «On sort d’ici, on fera le classement plus tard»

VoileAprès deux jours de navigation sur la Route du Rhum, le marin genevois pointe à la 5e place du classement des monocoques IMOCA. Pris dans des conditions musclées, il espère vite quitter la zone de dépression.

Le skipper de La Fabrique fait attention de soigner son matériel.

Le skipper de La Fabrique fait attention de soigner son matériel. Image: Keystone

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Mardi à la mi-journée, Alan Roura (25 ans) faisait toujours route vers la Guadeloupe, après être parti dimanche de Saint-Malo, réussissant un excellent départ dans la 11e édition de la Route du Rhum. Pointant à la 5e place du classement provisoire dans la série des monocoques IMOCA, le skipper de La Fabrique avait viré de bord dans la matinée pour faire route vers le sud, dans le but de franchir le cap Finisterre (Esp). Comme une majeure partie de la flotte, Roura se trouvait dans une zone de dépression, avec beaucoup de vent et de houle, dont il espérait pouvoir s’extraire rapidement.

«La mer est vraiment très forte, au près ça tape énormément, donc j’ai un peu de peine à faire de la vitesse, a-t-il décrit dans un enregistrement audio envoyé mardi en début d’après-midi. J’essaye de maintenir le bateau en état dans ce passage difficile, mais sinon ça va! Je suis très content de mon début de course, ça a un peu été un coup de chance quand même. Je me suis fait prendre dans une phase molle, mais moins longtemps que les autres. J’ai réussi à prendre une petite risée et à en sortir et prendre pas mal d’avance. Au début je n’arrivais pas à prendre mes classements, je n’arrivais pas à savoir si j’étais bien placé ou pas et c’est en fin d’après-midi où je me suis dit «Oh la vache! C’est juste énorme!», s’est exclamé le navigateur de Versoix.

«J’ai un bon 30 nœuds (ndlr: 55km/h) de vents établis avec une mer croisée et de face. Maintenant il n’y a plus vraiment de course ni de classement là, ça commence à être bien sport. L’idée est quand même de garder le bateau en état, il y a pas mal d’abandons. On sort d’ici, on fera le classement plus tard», a encore ajouté Alan Roura. Au même moment, le leader du classement général, François Gabart, avait déjà dépassé le cap Saint-Vincent, à l’extrémité sud-ouest du Portugal. A bord de son trimaran géant de la classe Ultime, le Français, était talonné de près par son compatriote Francis Joyon. En prévision de conditions annoncées encore plus orageuses, bon nombre de concurrents des classes plus petites se sont réfugié dans des ports français ou espagnols pour s’abriter en attendant que le gros de la tempête passe.

(nxp)

Créé: 06.11.2018, 14h19

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