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«Je ne vois pas pourquoi le FC Echallens devrait avoir des complexes»

Le FC Echallens accueille Neuchâtel Xamax en Coupe de Suisse. Alexandre Comisetti évoque ce joli rendez-vous, dimanche à 15 h 30.

Alexandre Comisetti et les Challensois espèrent rééditer le coup du mois d’août, face à Aarau.
Alexandre Comisetti et les Challensois espèrent rééditer le coup du mois d’août, face à Aarau.
PHILIPPE MAEDER

C’est une belle affiche qui, dimanche, devrait attirer un nombreux public autour du terrain des Trois-Sapins. Entraîneur d’Echallens depuis cet été, Alexandre Comisetti (44 ans) se plaît dans le club de sa région. Il évoque la préparation de ce match et ses aspirations personnelles.

On constate généralement qu’avant un événement particulier les absents sont rares à l’entraînement. Est-ce le cas cette semaine à Echallens?

J’ai plutôt de la chance avec Echallens. Les joueurs sont assidus. Ils aiment venir s’entraîner. On sent cette semaine une certaine nervosité, une ambiance un peu différente. Pour ce qui est de l’effectif, El Allaoui, notre buteur, s’est malheureusement blessé (pépin musculaire). Sa participation, dimanche, est incertaine.

La performance réussie contre Aarau au tour précédent a sans doute donné des idées aux joueurs challensois…

Il faut rester lucide. Sur dix matches, Echallens aurait de la peine à rivaliser avec une équipe comme Xamax. Mais c’est la Coupe. Et nous avons de bons joueurs. Je ne vois donc pas pourquoi on devrait avoir des complexes en entrant sur le terrain. Si tu mets toutes les chances de ton côté, si un maximum de paramètres – qu’il s’agisse de la préparation physique ou mentale par exemple – sont réunis, et que tout se passe bien dans le scénario, alors tu peux avoir une chance de passer.

Les efforts consentis pour battre Aarau, le 13 août, avaient coûté cher lors des matches suivants, avec trois défaites consécutives en championnat…

C’est vrai, on l’avait payé dans les dix jours qui ont suivi. Mais quand tu joues une Challenge League qui s’entraîne depuis le 8 juin, alors que tu as ton équipe au complet depuis le 20 juillet seulement, tu es obligé de mettre en place quelque chose d’un peu différent, qui s’adapte à la forme physique du moment. On ne doit pas se réfugier derrière ça, mais il est certain qu’on s’était retrouvé en surrégime face à Aarau. Et puis, gagner les matches en 1re ligue n’est jamais simple. Le niveau est homogène et la plupart des rencontres se jouent sur des détails.

En Coupe, contrairement à la France par exemple, les surprises sont plutôt rares dans notre pays. Avez-vous une explication?

Peut-être que, au lieu de se sublimer, les petits de notre pays se montrent trop respectueux de ces grands qui viennent leur rendre visite. Peut-être aussi que la différence est moindre, en France, entre les équipes de divisions supérieures et les autres. Mais rien n’est sûr. Je crois surtout que ce qui fait la différence, dans les surprises qu’on constate régulièrement dans l’Hexagone, c’est la débauche d’énergie que sont capables de fournir les petits.

Existe-t-il une recette pour préparer son équipe à ce genre de rendez-vous?

Je ne pense pas qu’il soit utile de changer les habitudes de préparation, ni d’opérer une sorte de lavage de cerveaux. Certes, on a des échanges, on discute. Mais ça ne va pas au-delà. La prise de conscience est toujours quelque chose de personnel.

Quelle impression vous fait cette équipe de Xamax?

Avec les individualités qu’elle possède, des gars comme Nuzzolo, Tréand, Karlen, Doudin, Corbaz ou Veloso par exemple, la dynamique, l’ambition et le classement qui sont les siens (coleader en Challenge League, avec Schaffhouse), elle pourrait jouer en Super League. Ce match représente pour nous un défi important.

Que représente pour vous le FC Echallens?

Je m’identifie énormément à cette région. Et le FC Echallens, pour moi, ce n’est pas rien. Je vais au stade des Trois-Sapins depuis tout petit. Et à part la première équipe, c’est un mouvement juniors qui réunit 470 joueurs, avec de belles valeurs et énormément de gens qui s’investissent pour que cela fonctionne. Ce club, c’est le reflet d’une région, dans la simplicité.

Après le Team Vaud, vous avez fait une longue pause. Quelles sont vos ambitions dans ce job d’entraîneur? Je fonctionne au gré de mes envies. J’ai entraîné les jeunes de différentes équipes du Team Vaud durant sept ans. Et nous avons rempli un objectif avec la promotion des M21 en 1re ligue. J’avais ainsi l’impression d’arriver à la fin d’un cycle et je tenais à préserver l’amitié que j’ai pour Alain Joseph (président du LS) et Marc Hottiger (directeur technique du Team Vaud). Cela dit, durant cette pause de trois ans, je n’ai peut-être jamais vu autant de matches, ne serait-ce que ceux de mes deux garçons. Et ça, c’est pas mal non plus! Et puis mon implication professionnelle est importante (ndlr: il dirige une entreprise de chauffage en compagnie de son épouse). Le foot reste une passion qu’on ne m’enlèvera jamais. Mais de là à prendre mon baluchon pour aller entraîner Chiasso, par exemple, avec tous les risques que cela comporte, non. Je n’ai jamais imaginé que j’habiterais ailleurs qu’ici, près de ma famille et de mes amis. Je n’ai pas envie de changer de vie.

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