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Wawrinka est sur ses gardes: Cilic est dans la forme de sa vie!

Le Croate a lui aussi passé les tours sans trembler. Le quart de mercredi entre les deux hommes s’annonce épique.

Stan Wawrinka va disputer un nouveau quart de finale à Roland-Garros.
Stan Wawrinka va disputer un nouveau quart de finale à Roland-Garros.
Keystone

«Si l’on met de côté l’US Open 2014, je ne me suis jamais aussi bien senti de ma vie, je n’ai jamais aussi bien joué et je crois ne m’être jamais montré aussi constant.» A Roland-Garros, où il s’apprête à disputer ce mercredi le dernier quart de finale de Grand Chelem qui manquait encore à sa carte de visite, Marin Cilic – lauréat à Flushing Meadows voici trois ans – ne se cache pas, ne se cache plus. Et voilà Stan Wawrinka averti!

Avant d’en découdre avec le Vaudois, le Croate n’a en effet pas manqué d’annoncer la couleur. En conférence de presse comme sur le terrain, où il n’a lui non plus pas égaré la moindre manche au fil de ses quatre précédentes sorties. Son tennis est réglé comme du papier à musique et pas grand-chose ne semble en mesure de le perturber dans cette quinzaine. «Mentalement et physiquement, je me sens en pleine forme, poursuit-il. La terre battue me convient. J’ai grandi sur cette surface, je sais l’apprivoiser. J’ai le sentiment que mon jeu a encore franchi un cap ces dernières semaines.»

«Il va être agressif»

Lauréat du tournoi d’Istanbul au mois d’avril, mais un peu moins à son aise par la suite à Madrid et à Rome, le géant de Medjugorje – qui avait remporté Roland-Garros chez les juniors en 2005 – a finalement fait l’impasse sur le Banque Eric Sturdza Geneva Open afin d’arriver le plus vite possible à Paris. Avant d’entrer dans le vif du sujet, la semaine qu’il a passée à la Porte d’Auteuil pour mettre son jeu et ses idées en place lui a fait le plus grand bien.

Preuve en est qu’après avoir détruit Ernests Gulbis (6-3, 6-3, 6-3) et Konstantin Kravchuk (6-3, 6-2, 6-2), il n’a pas davantage tremblé contre Feliciano Lopez (6-1, 6-3, 6-3). A tel point que l’abandon de Kevin Anderson lui ayant ouvert la porte du quart passerait presque pour anecdotique, tant Cilic – désormais coaché par Jonas Björkman, qui a pris le relais de Goran Ivanisevic l’an dernier – semble évoluer un ton au-dessus ce printemps.

Au vrai, c’est un Marin qui enchante que l’on retrouve sur les bords de Seine. Une sorte de gros poisson dont Wawrinka saura évidemment se méfier. «Je m’attends à ce qu’il soit très agressif, souligne le No 3 mondial, qui l’a dominé à onze reprises en treize confrontations. Cilic va essayer de prendre tout de suite l’avantage dans l’échange et de me bousculer afin de ne pas me donner le temps d’imposer mes frappes. Pour moi, cela sera important de tenir, de rester avec lui…» Histoire, ensuite, de pouvoir finir en trombe et passer la tête la première en direction du dernier carré.

Comme en 2014

Stan Wawrinka est lucide: une fois encore, il sait que l’issue de ce quart de finale dépend en grande partie de lui. Parce qu’il reste sur sept succès de rang face à l’actuel No 8 ATP, le vainqueur de Roland-Garros 2015 a le vent dans le dos. D’autant plus qu’il s’était offert le scalp de son cadet (29 ans au mois de septembre) en finale du Banque Eric Sturdza Geneva Open 2016. «Lorsque je suis bien physiquement, mon style de jeu n’est pas celui que Marin préfère, admet le double tenant du titre genevois. Il n’apprécie pas que je le repousse en fond de court, il n’aime pas que je dicte l’échange.»

Reste que le Cilic en version parisienne a d’autres atouts dans sa manche que celui que «Stanimal» a par le passé dominé aux quatre coins de la planète. Le fait qu’il ait jusqu’à présent avancé dans le tournoi sans faire de bruit – comme à New York en 2014! – est même de nature à rassurer son agent, le Belge Vincent Stavaux. «C’est effectivement une très bonne nouvelle, se marre ce dernier auprès de la RTBF. Cela veut dire qu’il reproduit le schéma de l’US Open. On ne le voit jamais arriver, mais il peut être tout aussi dangereux que les autres.»

Stan Wawrinka passera donc au révélateur dans moins de vingt-quatre heures sur la terre battue parisienne. Et il s’appuiera encore et toujours sur sa force mentale et physique, déroutante depuis le tournoi de Genève, pour enrhumer les certitudes du Croate. En écho résonne toutefois une phrase de ce dernier: «Je suis encore plus en confiance que voici trois ans à l’US Open…»

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