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Wawrinka s’est montré le plus réaliste

Le Vaudois a battu Monfils et le vent pour se hisser en quart de finale, où il affrontera Cilic.

Au contraire de son adversaire, Stan Wawrinka a su saisir les opportunités pour se qualifier en quart de finale.
Au contraire de son adversaire, Stan Wawrinka a su saisir les opportunités pour se qualifier en quart de finale.
AP

Stan Warinka n’a toujours pas égaré le moindre set à Roland-Garros. Vainqueur 7-5 7-6 (9-7) 6-2 de Gaël Monfils, il s’est logiquement hissé en quart de finale, où il affrontera le Croate Marin Cilic. Sur un court central qui n’attendait pourtant que cela, «La Monf» n’a jamais réussi à mettre le feu dans une rencontre que Wawrinka a su maîtriser de bout en bout, même si les deux joueurs sont longtemps restés très proches. «On s’entraîne souvent ensemble et on se connaît parfaitement, soulignait le Vaudois. Le vent amenait un stress supplémentaire. Les deux premiers sets ont été très fatigants mentalement.»

Amis sur le circuit, leur dernier face à face remontait pourtant à 2011, pour ainsi dire dans une autre vie. Depuis, le Suisse a grandi, remporté trois épreuves du Grand Chelem, alors que le Français trimballe encore cette image de joueur capable de tout, du meilleur (il fut demi-finaliste à la Porte d’Auteuil en 2008), trop rarement, comme du pire, avec une inconstance et une fragilité devenues sa marque de fabrique. En 2014 à Lille, en finale de la Coupe Davis, Wawrinka et Monfils auraient pu s’expliquer dans un 5e match de folie. Mais la Suisse avait plié l’affaire auparavant.

Hier, dans des conditions difficiles, les deux joueurs ont proposé d’incroyables rallyes. Mais si Monfils a pu alors afficher ses qualités de défenseur et d’acrobate, il a proposé trop peu lorsqu’il s’agissait de se montrer plus audacieux. Surtout, il a galvaudé la plupart des occasions qui se sont présentées, comme en témoigne la statistique des balles de break: 2 sur 13 ont été converties par le Français, contre 5 sur 7 pour son adversaire.

Un dos fragile

«Je n’ai pas l’impression que j’étais loin de Stan dans les deux premiers sets, mais j’ai manqué de réalisme, admettait Gaël Monfils. Je n’ai jamais réussi à faire tourner les moments clé en ma faveur.» La plus sérieuse alerte est venue de son dos, pour lequel Wawrinka a demandé un temps mort médical à 4-3 dans la deuxième manche. «Il s’agit de petits blocages. Le dos représente la partie la plus fragile de mon corps. Mais la situation est sous contrôle et cela ne m’empêche pas de bien jouer.»

Face à Marin Cilic (8e ATP), Wawrinka partira à nouveau avec les faveurs du pronostic. En raison du niveau actuel de son jeu, bien sûr, mais aussi parce que le Vaudois a remporté 11 des 13 matches disputés face au géant croate, dont les 7 derniers. Leur ultime explication sur terre battue remonte à la finale du tournoi de Genève 2016, que Stan avait enlevée 6-4 7-6. Il se gardera pourtant de tout excès de confiance. Cilic vit une bonne saison 2017 sur la brique pilée – avec notamment une victoire face à Raonic en finale d’Istanbul – et vient d’obtenir son meilleur résultat à Paris, où jusque-là il déroule.

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