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Wendy Holdener montre la voie à ses coéquipières

La Schwytzoise, impériale en combiné alpin à Lenzerheide, a mis fin à près deux ans de disette en Coupe du monde.

Wendy Holdener a décroché six podiums depuis le début de l'hiver.
Wendy Holdener a décroché six podiums depuis le début de l'hiver.
Keystone

Sur une piste en piteux état, Wendy Holdener a survolé la manche de slalom du combiné de Lenzerheide (GR) vendredi; là où Michelle Gisin (9e) et Denise Feier­abend (8e) s’étaient écroulées avant elle. Son hésitation sur le haut du parcours a été rapidement balayée par l’impression de facilité dégagée jusqu’à l’arrivée. Déjà victorieuse dans les Grisons en 2016, la championne du monde de la discipline en a profité pour mettre fin à une disette de près de deux ans en Coupe du monde. Une éternité.

Ce succès tant attendu pour Wendy Holdener ne doit rien au hasard. Cette dernière est déjà montée à six reprises sur le podium depuis le début de l’hiver, soit près de la moitié des bouquets obtenus dans le clan féminin (treize au total). La Schwytzoise joue le rôle de locomotive auprès d’une équipe de technique en pleine réussite. Denise Feierabend (4e à Killington) déroule la saison de sa vie, et Mélanie Meillard confirme tous les espoirs placés en elle. Pourtant, Wendy Holdener refuse cette étiquette de leader. «Chacune sait ce qu’elle doit faire pour atteindre ses objectifs personnels, tranche-t-elle. Je suis toujours à disposition pour donner des conseils, mais je ne me considère pas comme une cheffe ou un exemple à suivre.»

«Wendy tire les filles vers l’avant, mais c’est tout un groupe qui s’épanouit»

Reste que la double médaillée des Mondiaux 2017 est l’une des rares à pouvoir régater avec Mikaela Shiffrin entre les piquets. «Par sa régularité et ses résultats, Wendy apporte de la confiance et une solide base de travail, détaille Stéphane Cattin, chef alpin de Swiss-Ski. Elle tire les filles vers l’avant, mais c’est tout un groupe qui s’épanouit. Les skieuses se tirent la bourre tous les jours à l’entraînement. Cette émulation amène une inertie dont rêve chaque entraîneur.»

Mélanie Meillard bénéficie pleinement de cette saine compétitivité. «C’est superpositif de pouvoir travailler avec Wendy, se réjouit-elle. J’ai envie de me rapprocher toujours un peu plus de ses temps. Elle me motive à repousser mes limites sans cesse.» Et les résultats suivent. La Valaiso-Neuchâteloise a décroché le premier podium de sa carrière lors du City Event d’Oslo au début de l’année… juste derrière sa coéquipière. À Lenzerheide, Wendy Holdener n’a peut-être pas fini de briller ce week-end. «Je vais tenter de surfer sur cette dynamique pour la fin de semaine. Cette première victoire me tranquillise et m’enlève un peu de pression.» Celle qui figure désormais au deuxième rang du classement général de la Coupe du monde espère enfin passer devant Shiffrin, que ce soit en géant, samedi, ou surtout lors du slalom dominical.

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