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Les Young Boys bombent le torse

L’équipe bernoise réussit un beau début de saison. Dimanche (16h), au Stade de Suisse, le LS aura l’occasion de le vérifier.

A l'image de Yoric Ravet, YB traverse une période faste.
A l'image de Yoric Ravet, YB traverse une période faste.
Keystone

Est-ce enfin le temps des Young Boys? Les Bernois traversent une période faste. Avec deux victoires en Super League – notamment face au FC Bâle, lors de la première journée – et une qualification pour le barrage de la Ligue des champions, ils ont pris un excellent départ dans cette nouvelle saison. Effectué vendredi, le tirage européen a fini d’embellir le tableau. Avec le CSKA Moscou pour adversaire, YB peut en effet nourrir l’espoir d’une première participation à la plus belle et la plus lucrative des compétitions. Quant à savoir si le club de la capitale a vraiment les moyens sportifs de décrocher un premier titre national derrière lequel il court depuis 1986, la réponse est bien sûr prématurée. Ce qui n’empêche pas de se poser la question.

«Les Bernois ont bien travaillé. Bonne réflexion et bons choix, avec un contingent qui, sans être trop grand, donne pourtant de vraies possibilités de faire tourner.» Observateur infatigable, Bernard Challandes apprécie ce qu’il voit présentement du côté du Stade de Suisse. «Je perçois surtout un esprit dans cette équipe. A l’exception peut-être du match livré à Kiev ( ndlr: défaite 3-1), où, avec un milieu de terrain supplémentaire et une défense positionnée plus bas, ils semblaient avoir perdu ce qui fait leur force. Quand ils ont le courage d’aller vers l’avant, sans trop se poser de questions, alors les Young Boys sont vraiment une très bonne équipe.»

Miser sur la bonne mentalité

Un constat d’autant plus intéressant que les Bernois n’ont pas tablé sur un recrutement spectaculaire. «Avec Christoph Spycher, le nouveau directeur sportif, nous avons décidé de privilégier des joueurs qui avaient faim et qui affichaient une bonne mentalité», explique Stéphane Chapuisat. L’ancien international, conseiller technique dans le staff bernois, l’admet volontiers: «On a effectivement une équipe intéressante. Là, on vient de réussir un gros truc face au Dynamo Kiev, qui nous garantit une place en poules de l’Europa League. C’était très important pour le club. Par ailleurs, YB est devenu attractif pour les jeunes talents, qui chez nous peuvent faire un pas supplémentaire vers de plus grands championnats. Pour le reste, on ne regarde pas trop loin, sachant par exemple que nous n’aurons que des semaines anglaises durant le mois d’août.»

Un savant mélange

Avec Sow, Fassnacht, Nsamé ou encore Lotomba, YB a rajeuni son cadre, mais a aussi très vite trouvé un équilibre avec les éléments plus expérimentés. «J’aime ce mélange, souligne Bernard Challandes. Les Bernois possèdent des latéraux modernes, des milieux box to box et un réel potentiel offensif. Ils ont trouvé un vrai groupe, sur le terrain et en dehors, avec un entraîneur ( ndlr: l’Autrichien Adi Hütter) qui amène de la sérénité et semble avoir une bonne complicité avec ses joueurs. On le vérifiera lorsque viendront les premières difficultés.»

YB peut-il mettre un terme à la domination rhénane? «Bâle restera Bâle. Mais cet YB-là devrait pouvoir nous donner un championnat beaucoup plus disputé», estime Challandes. Tout juste arrivé au club, Jordan Lotomba a déjà appris que la prudence restait de mise: «Etre constant dans la performance, ce sera essentiel. Pour l’instant, inutile donc de trop parler.»

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