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FootballStade-Lausanne, la tête haute

Les Stadistes ont fait presque tout juste durant une heure, avant que GC ne passe l’épaule à onze contre dix (1-2).
Le message reste fort.

Dylan Tavares avait donné l’avantage au SLO.
Dylan Tavares avait donné l’avantage au SLO.
Keystone

Il y avait quelque chose d’un peu déroutant à voir Stade-Lausanne et ses quinze mois d’expérience en Challenge League confisquer le ballon à Grasshopper, club le plus titré de Suisse, jeudi soir. L’histoire ne veut pas tout dire, cela n’a évidemment pas duré nonante minutes, mais il va falloir s’y faire: le SLO a fait son trou au deuxième échelon national et ne craint absolument personne à ce niveau.

Il ne faut pas s’y tromper, le club de Vidy a franchi un cap durant l’été. Celui du professionnalisme. Désormais, plus de bricolage, plus de jonglage avec un deuxième boulot. Les Stadistes s’entraînent le matin et font tout ou presque comme des pros. La structure du club est évidemment perfectible, mais les bases et l’envie sont là et Meho Kodro peut compter sur un groupe entièrement dédié au football. Bref, Stade-Lausanne veut s’affirmer et s’en donne les moyens. Un constat forcément réjouissant.

Un groupe bien construit

Reste que les moyens ne font pas tout, surtout lorsqu’on est l’un des petits de la catégorie. Cela n’a pas assez été dit, mais le club a très bien construit son groupe pour sa deuxième année en Challenge League. La majorité des cadres sont restés (quel bonheur de voir Karim Gazzetta ou Andy Laugeois porter une saison de plus la tunique rouge), les jeunes à fort potentiel que sont par exemple Zeki Amdouni ou Bijan Dalvand sont toujours là et le SLO s’est renforcé où il était le plus fragile: derrière.

Est-ce à dire que finalement, une victoire lausannoise face à GC aurait presque suivi le cours logique des choses? La hiérarchie mérite d’être respectée, le SLO a meilleur temps de ne pas tomber dans ce genre d’excès de zèle, mais on n’est pas si loin de le penser. Parce que la saison dernière déjà, les Zurichois convenaient plutôt bien aux Stadistes. Parce que s’ils ont perdu une partie de leur innocente rafraîchissante, ils ont aussi gagné en rigueur. Le genre d’élément nécessaire lorsqu’on souhaite se positionner parmi les meilleures formations de Challenge League.

L’expulsion qui change tout

Que se serait-il passé si Yanis Lahiouel n’avait pas vu rouge à la 66e minute alors qu’il menait 1-0? Personne ne peut le dire, mais tous les voyants semblaient au vert pour que, au minimum, les hommes de Meho Kodro conservent leur invincibilité et la tête du championnat. Sauf qu’à dix, cela a forcément été une tout autre affaire.

Le si décevant GC (c’est vraiment ça, le principal prétendant à la promotion?) en a mis un peu plus et a fini par renverser la situation. À l’expérience. Avec un peu de réussite, aussi. Preuve que Stade-Lausanne a grandi, mais n’est pas encore totalement arrivé à maturité. L’apprentissage continue.

1 commentaire
    Point de vue

    Bravo au Stade cela fait plaisir de les voir à ce niveau........Quant à la question de savoir si la Ville de Lausanne a les moyens d'accueillir sur son territoire deux équipes à ce niveau là le futur nous le dira. En attendant, j'invite tous ceux qui aiment le foot et en particulier de la région lausannoise de soutenir nos clubs dans le stade lorsque le covid nous le permettra et en attendant de les soutenir à travers des soutiens financiers ou autres actions.