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Démission d’Andrea Arcidiacono
Stupeur à Berne, le porte-parole du Conseil fédéral s'en va

Portrait d’une personne en costume et cravate, portant des lunettes, souriant légèrement devant un fond neutre.
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«Cette décision n’était pas facile à prendre. J’ai vécu intensément cette période de vice-chancelier et porte-parole du Conseil fédéral. Il s’agit d’une activité passionnante qui offre de nombreuses chances, mais aussi de nombreux défis. J’ai décidé, pour des raisons de nature privée, de la quitter.» C’est par ces mots qu’Andrea Arcidiacono a expliqué les raisons de sa démission, annoncée quelques heures plus tôt ce mercredi.

Une nouvelle qui a pris tout le monde de court, à commencer par le Conseil fédéral. «Cette nouvelle nous a surpris, a réagi Guy Parmelin, ministre de l’Économie. On regrette toujours quelqu’un qui part. C’est le cas cette fois-ci aussi.»

Le 20 septembre 2024, nous écrivions: «Le Conseil fédéral choisit un porte-parole de transition», notamment en raison de l’âge d’Andrea Arcidiacono, 57 ans. Mais à l’époque, personne ne pensait que la transition serait si courte. À peine quatre mois se seront écoulés entre son entrée en fonction le 1er octobre et l’annonce de ce départ, qui sera effectif au 1er avril.

Nouvelle commission de sélection

Comme ce fut le cas après le décès soudain de son prédécesseur, le Valaisan André Simonazzi, c’est la cheffe de la communication de la Chancellerie fédérale, Ursula Eggenberger, qui assumera les fonctions de vice-chancelière et porte-parole du Conseil fédéral par intérim.

Le poste sera mis au concours publiquement en février. Une commission de sélection sera à nouveau mise sur pied. Trouver la perle rare ne sera pas évident, tant la procédure avait pris du temps jusqu’à la nomination d’Andrea Arcidiacono.

Reste que ce départ rapide interroge. À l’époque, la composition de la commission de sélection avait été critiquée. Notamment parce que plusieurs membres n’étaient pas vraiment au courant du fonctionnement actuel de la Berne fédérale et des demandes des médias.

Face aux critiques, la Chancellerie fédérale botte en touche et nous renvoie à son communiqué de presse. «Pour pourvoir le poste, le chancelier fédéral mettra en place une commission de sélection en se basant sur les directives du Conseil fédéral relatives à la nomination des cadres supérieurs. Sa composition sera communiquée en temps voulu.»

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