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Éditorial sur l’Euro 2024
God save the Nati!

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Douchée par la menace d’une tempête sur les fan zones, la liesse populaire retient son souffle depuis une semaine. Samedi passé, à Berlin, la Suisse a déclassé l’Italie pour s’ouvrir la porte d’un rêve plus grand, à la hauteur de ses ambitions, désormais. L’Angleterre se dresse devant elle, mais rien n’effraie cette Suisse-là. Hymne détourné: God save the Nati!

Changement de paradigme: la sélection helvétique n’est plus cette équipe en devenir qui rêve d’exploit, elle les vit. Elle est ce qu’elle a dit qu’elle serait. Elle avait déjà touché du doigt un bonheur extatique il y a trois ans en éliminant la France lors du précédent Euro. Elle en veut plus.

La Suisse est dans la même position aujourd’hui, en quarts de finale, mais sous des cieux plus propices encore à une performance historique. Elle ne rougit plus de ses accomplissements, une forme de logique les accompagne. Il y a une sorte d’enchantement qui a basculé cette sélection dans une autre dimension. Le paradoxe s’invite: une Suisse misérable dans ses qualifications pour l’Euro l’automne passé, une équipe retrouvée au moment de la compétition, depuis la mi-juin. Avec elle, derrière elle, le cortège des fans qui s’est reconstitué, la fierté qui va avec aussi.

Yakin et les siens ont trouvé un chemin ensemble qui raconte un potentiel sans limites. La Suisse et ses supporters qui se prennent à penser à une demi-finale, à une finale ou même à un sacre, c’est une nouvelle réalité en marche. Il ne faudra pas l’oublier, quoi qu’il arrive samedi soir à Düsseldorf face aux Anglais.

Parce que l’existence même de ces délicieuses perspectives dit le palier qui est déjà franchi: sur le fil de son destin, la Suisse n’a plus le vertige.