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SuissePlus de 4000 personnes défilent contre Monsanto

Les marches organisées à Bâle et Morges ont réuni des milliers de participants. Ils dénoncent les pratiques des géants de l'agrochimie.

A Morges, devant le quartier general de Monsanto pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient, des personnes défilent lors d'une marche internationale contre l'entreprise. (Samedi 21 mai 2016)
A Morges, devant le quartier general de Monsanto pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient, des personnes défilent lors d'une marche internationale contre l'entreprise. (Samedi 21 mai 2016)
Jean-Christophe Bott, Keystone
L'ancien Conseiller d'Etat neuchatelois, Fernand Cuche, s'est exprimé devant la foule, à Morges. (Samedi 21 mai 2016)
L'ancien Conseiller d'Etat neuchatelois, Fernand Cuche, s'est exprimé devant la foule, à Morges. (Samedi 21 mai 2016)
Jean-Christophe Bott, Keystone
Une marche a été organisée au Cap, en Afrique du Sud. (Samedi 21 mai 2016)
Une marche a été organisée au Cap, en Afrique du Sud. (Samedi 21 mai 2016)
Nic Bothma, Keystone
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Près 3000 personnes à Bâle et 1200 à Morges ont marché dans les rues samedi pour soutenir une agriculture durable et demander la fin du «diktat» de multinationales de l'agrochimie. Aucun incident n'est à déplorer dans les deux villes.

Cette marche «pacifique et citoyenne» était organisée par les groupes bénévoles vaudois et genevois de Greenpeace, avec le soutien d'Attac, de Stop OGM et de PAN Swiss, ont-ils indiqué dans un communiqué. De nombreuses associations et partis politiques, tels que le WWF, Uniterre ou solidaritéS avaient également lancé un appel à participer.

La diversité du public a frappé les observateurs. De nombreuses familles ont fait le déplacement, ainsi que des agriculteurs qui se sont joints aux consommateurs.

Ecocide

Sur la bannière en tête de cortège, on pouvait lire «Monsanto, les tribunaux auront ta peau». Le philosophe Dominique Bourg s'est exprimé sur la nécessité de faire reconnaître le crime d'écocide par la Cour pénale internationale (CPI).

Agriculteur et politicien, Fernand Cuche a rappelé l'importance d'utiliser les outils démocratiques pour se défendre contre l'agrochimie. Le quartier général de l'entreprise Monsanto, pour l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient, se trouve à Morges (VD).

Siège de Syngenta

A Bâle, les manifestants, appelés par une cinquantaine d'organisations et de partis de Suisse, de France et d'Allemagne, ont défilé du centre-ville jusqu'au siège de Syngenta. Ils ont dénoncé les bénéfices de ces entreprises.

ChemChina voudrait racheter Syngenta pour 43 milliards de dollars, ce qui en ferait la transaction la plus élevée jamais opérée sur sol helvétique. La décision doit encore tomber cette année.

Ces géants de l'agrochimie lèsent des droits humains fondamentaux comme celui de cultiver ce que l'on mange, estiment les manifestants. Ils ont égratigné au passage les collectivités qui empochent les impôts de ces entreprises.

Manifs en France

En France, environ 1500 personnes ont manifesté à Paris contre Monsanto. Elles réclamaient l'interdiction des pesticides et des OGM. A Bordeaux, ils étaient plus d'un millier à défiler en chantant «Tout le monde déteste Monsanto» ou «Pesticides on n'en veut pas». Quelque 800 personnes ont défilé à Lyon.

Des marches «citoyennes» du même type étaient prévues dans une quarantaine d'autres villes de France et ailleurs dans le monde, notamment au Canada.

Les «marches contre Monsanto» surviennent quelques jours après l'ajournement par l'Union européenne de sa décision sur le renouvellement d'autorisation du glyphosate. Cette substance controversée est utilisée notamment dans l'herbicide Round Up, produit par le groupe américain.

(ats)

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