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45 heures chrono pour développer des solutions de santé

Médecins et cracks de l'informatique seront réunis ce week-end à Sierre. Leur défi: trouver des solutions numériques pour améliorer la santé.

Imaginez un médecin urgentiste au chevet d’un patient qui vient d’avaler un médicament inconnu. Pour identifier cette petite pilule rouge sortie de son emballage, il sort son iPhone et la photographie. Quelques instants plus tard, une application lui révèle le nom du médicament, sa composition, son mode d’action et ses effets secondaires. Simple, non? Encore faut-il qu’une telle application existe…

C’est justement pour répondre à ce genre de défi qu’est organisé à Sierre ce week-end le 3e Arkathon dédié à la santé numérique.

«La mode vient des Etats-Unis, où ce genre de rencontres existe depuis l’avènement de l’économie digitale. Mais dans le domaine de la santé numérique, cela reste encore méconnu»

Un Arkathon? Une sorte de marathon où des développeurs informatiques se mobilisent pour relever des défis. «La mode vient des Etats-Unis, où ce genre de rencontres existe depuis l’avènement de l’économie digitale. Mais dans le domaine de la santé numérique, cela reste encore méconnu. A notre connaissance, c’est la seule rencontre de ce type qui existe en Suisse», explique Cédric Luisier, responsable marketing de la manifestation.

L’intérêt est réel. Pas moins de 27 projets venus de toute la Suisse ont été déposés par des professionnels de la santé, dans des domaines très variés. Il s’agit par exemple de développer un casque de réalité augmentée qui permettrait aux médecins de visualiser en 3D les organes du corps humain. De créer un minijeu informatique pour apprendre aux enfants les rudiments du corps. Ou encore de configurer un bracelet électronique qui permettrait de mesurer la consommation de cigarettes.

Les auteurs de ces projets devront d’abord vendre leur idée auprès des quelque 60 développeurs informatiques inscrits. Ensuite, les équipes seront constituées, et auront deux jours pour démontrer la faisabilité des projets qui auront le plus intéressé les participants. Le tout dans une ambiance très geek. «Les gens se relaient et travaillent jour et nuit. On met les bouchées doubles pour pousser le développement le plus loin possible, en faisant si possible un premier prototype», raconte Cédric Luisier. Le dimanche, les équipes présenteront leurs résultats à un jury qui couronnera les trois meilleures réalisations.

L’an dernier, c’est un projet de stéthoscope relié au téléphone portable qui avait été primé. Un an plus tard, on en est toujours au stade du développement. En revanche, le projet couronné lors de la première édition est à bout touchant. Il s’agit d’un outil qui remplace la souris et permet de naviguer sur son ordinateur à l’aide du visage. Une start-up s’est créée et est sur le point de le commercialiser.

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