«Je ne suis plus candidat à la présidence de l’USS»

Union syndicale suisseMathias Reynard ne sera pas le futur grand patron des syndicats. Le Valaisan se retire de la course.

Mathias Reynard, conseiller national socialiste valaisan.

Mathias Reynard, conseiller national socialiste valaisan. Image: Keystone

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Mathias Reynard jette l’éponge. Le conseiller national socialiste valaisan renonce à briguer la présidence de l’Union syndicale suisse (USS). Ils ne sont donc plus que trois en course: Pierre-Yves Maillard, Barbara Gysi et Marina Carobbio. Considéré comme l’outsider, Mathias Reynard s’exprime sur les raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision. Interview.

Vous vous retirez avant même d’avoir combattu?
Je ne me retire pas, je ne dépose pas ma candidature, ce n’est pas la même chose.

Pourquoi avoir fait durer le suspense jusque-là?
On est venu me chercher au mois de juin pour me demander si j’avais de l’intérêt pour cette fonction. J’ai été surpris et honoré qu’on pense à moi, alors que je n’ai que 30 ans. J’ai longuement hésité, et j’ai reçu beaucoup de soutien dans certaines fédérations de l’USS. Aujourd’hui, il y a déjà deux candidatures assurées, et peut-être une troisième. Ça offre un choix. Avec ma candidature, on aurait l’illusion d’une division à l’interne, alors que l’USS à besoin de s’unir.

C’est une décision que vous avez prise à contrecœur?
Pas à contrecœur, mais avec des hésitations. On reçoit beaucoup de messages de soutiens, on voit qu’il y a de l’envie d’avoir un renouvellement générationnel à la tête de l’USS, d’avoir de nouvelles valeurs, idées ou thèmes qui soient amenés. Dans ce cas, il faut surtout garder la tête froide, bien analyser les choses, voir ce qui est positif pour le collectif, et pas pour ma carrière personnelle.

Quel a été l’élément déclencheur?
C’est un ensemble de choses. La nomination de Pierre-Yves Maillard comme candidat d’Unia en était une, mais aussi le fait que deux autres personnes sont aussi en course. Il y a également eu une pesée d’intérêts avec mon travail d’enseignant, que j’aurais dû arrêter. C’est tout cela à la fois.

On vous sait proche de Pierre-Yves Maillard. Aujourd’hui, vous vous écrasez devant lui?
Non. D’ailleurs je n’appelle pas à soutenir tel ou tel candidat. Je ne dépose pas ma candidature et ne vais pas plus loin dans ce processus. Pour moi, l’important, c’est que les thématiques que j’ai apportées soient reprises. J’en ai parlé à Pierre-Yves Maillard, mais aussi avec les autres candidates. Que ce soit la souffrance au travail, les burnouts, les stages précaires ou la digitalisation, tous m’ont assuré qu’ils allaient s’en occuper. (24 heures)

Créé: 11.09.2018, 18h11

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