L'informatique fédérale a une nouvelle tête

ConfédérationDirk Lindemann, directeur ad interim de l'Office fédéral de l'informatique et de la télécommunication (OFIT) depuis juin, en reprendra les rênes au 1er décembre.

Dirk Lindemann aura la tâche de réorganiser l'office afin qu'il puisse répondre aux défis futurs et poursuivre la transformation numérique de l'administration fédérale.

Dirk Lindemann aura la tâche de réorganiser l'office afin qu'il puisse répondre aux défis futurs et poursuivre la transformation numérique de l'administration fédérale. Image: Administration fédérale

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L'Office fédéral de l'informatique et de la télécommunication (OFIT) aura un nouveau directeur dès le 1er décembre. Le Conseil fédéral a nommé mercredi Dirk Lindemann, directeur ad intérim depuis juin.

A 53 ans, M. Lindemann succède à Giovanni Conti qui avait démissionné en mai suite à des divergences de vue avec Ueli Maurer sur l'évolution de l'office. Une trentaine de candidatures ont été déposées. Le Zurichois est le meilleur candidat, a précisé à la presse le ministre des finances.

Il dispose de connaissances approfondies des questions et des thèmes liés à l'informatique fédérale. En dirigeant le programme Fiscal-IT de l'Administration fédérale des contributions, il a démontré sa capacité à cerner rapidement des problèmes informatiques complexes.

Le Conseil fédéral lui confie la tâche de réorganiser l'office afin qu'il soit plus efficace, qu'il réponde aux défis futurs et continue la transformation numérique de l'administration fédérale. M. Lindemann poursuivra les travaux liés aux projets informatiques clés DaziT et SUPERB23.

Il sera également chargé d'améliorer les structures et les processus au profit de la fourniture des prestations dans l'administration fédérale. La tâche n'est pas facile dans cet office transversal, a souligné M. Maurer. Et d'ajouter: «on ne remarque l'informatique que lorsqu'elle ne fonctionne pas».

Insieme et Fiscal-IT

M. Lindemann a travaillé de nombreuses années au Département des finances. Il avait intégré l'Administration fédérale des contributions pour sauver le projet de modernisation de l'informatique Insieme, mais n'a pas réussi à éviter son échec retentissant.

Le nouveau directeur de l'OFIT a mis en place son successeur, Fiscal-IT. Après quelques difficultés, le système fonctionne apparemment de manière stable. M. Lindemann est économiste de formation. Avant son entrée à la Confédération, il a travaillé pour une entreprise de télécommunications française et pour Siemens.

Grand et critiqué

L'OFIT est l'un des cinq prestataires de services informatiques les plus importants de Suisse. Avec près de 1200 collaborateurs, il fournit pour plus de 450 millions de francs de prestations et n'a pas été épargné par les critiques ces dernières années.

Selon un audit du Contrôle des finances publié début avril, l'OFIT a des progrès à faire dans la fourniture de prestations. Le remplacement fréquent de responsables des projets et leurs connaissances techniques insuffisantes sont mal perçus par les clients. Il faut améliorer les outils d'aide et les directives de même que les contrôles de qualité des objets à livrer.

En mars, le Conseil fédéral a annoncé de son côté que la Confédération risquait de ne pas atteindre tous les objectifs de sa stratégie informatique quadriennale d'ici à fin 2019. La gestion de l'architecture et la planification intégrale n'ont pas pu avancer comme prévu, justifiait-il.

Critiques du Parlement

Les Chambres fédérales s'en sont mêlées. Début avril, la délégation des finances du Parlement déplorait le manque d'unité de vue du Conseil fédéral dans la gestion des projets informatiques. Les départements n'étaient pas tous convaincus de la nécessité d'une architecture globale demandée par Ueli Maurer.

La délégation verrait d'un bon oeil la création d'un poste de délégué à la transformation numérique. Selon elle, il devrait être doté de compétences transversales et de pouvoirs réglementaires nettement plus larges que l'actuelle Unité de pilotage informatique de la Confédération.

Les parlementaires ont aussi critiqué les délais et les risques liés au remplacement des logiciels soutenant l’administration fédérale en matière de finances, personnel, logistique et gestion immobilière. (ats/nxp)

Créé: 13.11.2019, 15h05

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