La Suisse veut enrayer le trafic illégal de châles en laine shahtoosh

CombatMenaçant d'éteindre l'espèce des antilopes tibétaines, la production de laine shahtoosh est combattue par les autorités suisses.

Martin Sprecher, garde-frontières, avec trois châles en laine d'antilopes du Tibet. Image: Keystone

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En 2015, 72 châles en laine shahtoosh, plus douce encore que le cahemire, ont été séquestrés en Suisse. Pour les produire, 288 antilopes tibétaines ont dû être abattues. L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a lancé l'alerte au niveau international, afin d'informer le public et de lutter contre le réseau qui tire d'importants bénéfices - une écharpe peut coûter jusqu'à 20'000 francs - de ce commerce. Le département de la sécurité environnementale d'Interpol, pour lequel travaille Ioana Botezatu, œuvre en collaboration avec la Suisse.

Quel rôle a joué la Suisse dans la mise en lumière du trafic illégal de laine shahtoosh?

Normalement, les informations arrivent à Interpol par le biais des pays membres, parfois des ONG ou des médias. Dans le cas de la laine shahtoosh, c'est la Suisse, l'an dernier, qui a attiré notre attention sur ce trafic illégal. Cette information nous a permis de sensibiliser les autres pays touchés. La Suisse a aidé la communauté internationale à voir ce qu'il se passait.

Quelle importance revêt ce trafic pour une organisation comme Interpol?

Pour nous il s'agit d'une thématique importante puisque la croissance de ce trafic signifierait une extinction imminente de l'espèce. Aujourd'hui, il est fondamental de convaincre les preneurs de décisions que la sécurité environnementale est l'un des plus grands défis de notre monde. C'est aussi le rôle de la police de s'engager dans ce sens.

Concrètement, comment lutter contre ce type de trafic?

Pour pouvoir identifier les organisateurs de ce trafic, il faut tout d'abord obtenir des informations des pays touchés, des pays de transit et des pays sources, comme l'Inde, là où sont produits les châles. Il faut inviter tous ces pays touchés à la même table afin d'instaurer un dialogue bien informé et pouvoir accéder aux personnes qui stimulent ce trafic.

(24 heures)

Créé: 15.03.2016, 14h30

Les antilopes tibétaines ne peuvent être domestiquées et sont donc chassées pour leur fourrure douce et épaisse. (Image: Heinrich Haller)

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