Le pilote du Mont-Blanc risque un retrait de licence

SuisseL'Office fédéral de l'aviation civile veut établir les faits avant de prononcer des mesures contre le pilote qui s'est posé sur le massif du Mont-Blanc.

La zone où a atterri l'avion ne fait pas partie des altisurfaces (zones d'atterrissage autorisées en montagne) répertoriées.

La zone où a atterri l'avion ne fait pas partie des altisurfaces (zones d'atterrissage autorisées en montagne) répertoriées. Image: Facebook Laurent Leemans

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Le pilote de l'aéronef de l'Aéroclub de Genève qui s'est posé mardi sur le massif du Mont-Blanc risque des sanctions en Suisse. Selon l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), elles peuvent aller jusqu'au retrait de licence.

L'OFAC n'a pas encore reçu d'informations officielles de la France, a indiqué à Keystone-ATS son porte-parole Antonello Laveglia. Il revenait jeudi sur des informations de plusieurs médias. Mais selon «La Tribune de Genève», le maire de Chamonix Eric Fournier a décidé de porter plainte contre les occupants de l'avion.

Indépendamment des procédures françaises, l'Office pourrait décider de mesures de sanctions envers le pilote. Elles pourraient aller jusqu'au retrait de sa licence de vol. Mais les faits n'ont pas encore pu être établis.

Provocation

Les alpinistes suisses ont été interceptés mardi par les gendarmes après avoir posé leur avion mardi à 4450 mètres d'altitude, entre le mur de la Côte et les Rochers rouges supérieurs, près du Mont-Blanc. Une zone, «qui a priori ne fait pas partie des altisurfaces (zones d'atterrissage autorisées en montagne) répertoriées», a relevé mercredi le colonel Stéphane Bozon.

Les gendarmes sont alors allés «recueillir l'identité» des deux occupants, qui étaient en train de se diriger à pied en direction du sommet du Mont-Blanc, et leur ont demandé de partir. Ces derniers ont redécollé dans la foulée. L'incident a été qualifié de «provocation» par le maire de Chamonix.

La France réfléchit à la qualification de l'infraction, car ce genre de faits est extrêmement rare. Selon le «Dauphiné», le non-respect d'un arrêté préfectoral qui stipule les altisurfaces où les avions ont le droit de se poser serait passible de 38 euros d'amende.

Pas d'activités commerciales

De son côté, l’Aéroclub de Genève affirmait mercredi dans un communiqué que l'avion s’est posé ailleurs sur le massif du Mont-Blanc, dans la région dite du «Dôme du Goûter», répertorié dans la «Publication d'information aéronautique» officielle française. Il souligne n'effectuer aucune «dépose» en montagne, mais opérer des aéronefs équipés et homologués pour les atterrissages en montagne.

Les activités se limitent à la formation ou l’entraînement à la pratique des atterrissages en montagne, à l’origine du sauvetage aéroporté. L'Aéroclub n'effectue pas d'activité commerciale. (ats/nxp)

Créé: 20.06.2019, 12h45

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