Les enfants doivent «réclamer leurs droits»

Convention La Suisse et l'ONU demande à ce que «chaque droit» s'applique à «chaque enfant». Et qu'ils soient entendus.

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Jamais un traité de droits de l'homme n'a été aussi ratifié que la Convention des droits de l'enfant. Pour ses 30 ans, alors que les jeunes se mobilisent pour le climat, la Suisse et l'ONU ont appelé ceux-ci mercredi à Genève à continuer à réclamer leurs droits.

«C'est un jour non de promesses, mais d'engagement», a affirmé devant les Etats, les organisations internationales et de nombreux enfants la secrétaire d'Etat aux affaires étrangères Pascale Baeriswyl. Comme une centaine d'autres pays, la Suisse a répondu à l'appel du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) pour s'engager pour que «chaque droit» s'applique à «chaque enfant».

Elle fait partie aussi d'une cinquantaine de pays qui ont promis au Comité des droits de l'enfant d'oeuvrer pour étendre la mise en oeuvre du traité. Le Conseil fédéral a décidé d'un paquet de mesures, notamment sur les enfants placés et ceux dont les parents sont détenus, a déclaré la secrétaire d'Etat.

Mais au-delà des Etats, les enfants eux-mêmes doivent «continuer à réclamer leurs droits», a-t-elle insisté. Ils «ont le droit d'être entendus» et de participer aux décisions, a affirmé la Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet qui s'est félicitée à nouveau de leur mobilisation récente pour le climat, les droits sociaux et des revendications politiques.

Au total, 196 pays ont ratifié cet accord approuvé par l'Assemblée générale de l'ONU. Depuis 30 ans, de nombreuses avancées ont été observées. La mortalité infantile des moins de 5 ans a été divisée par plus de deux et la réduction du taux de malnutrition a quasiment atteint le même résultat.

Nombreuses recommandations

Mais la Convention «reste tout aussi pertinente», a expliqué la directrice régionale de l'UNICEF Afshan Khan. «Les droits de millions d'enfants sont violés», notamment face au changement climatique, à de nombreux conflits ou à Internet, a-t-elle dit. Un enfant sur cinq se trouve en situation de pauvreté et plus de 250 millions sont déscolarisés, a aussi relevé une jeune Pakistanaise parmi les nombreux enfants présents.

Plus de 40% des déplacés internes dans le monde fin 2018 étaient des enfants. Selon une étude du Centre de surveillance du déplacement interne (IDMC) publiée mercredi à Genève, près de la moitié de ces 17 millions de personnes se trouvaient en Afrique subsaharienne. Huit pays en totalisent plus d'un million.

Depuis lundi, adultes, jeunes et enfants ont réfléchi aux défis pour les droits de l'enfant. Ils ont réitéré qu'aucune décision qui affecte les enfants ne devrait être prise sans les consulter et que ces droits s'appliquent dans toutes les situations publiques ou privées.

Meilleur accès à l'information sur leurs droits de la part des autorités, éducation, climat, enfants utilisés par des groupes armés, égalité des enfants migrants avec les autres, de nombreuses recommandations ont été lancées. Certaines ont porté sur les nouvelles technologies ou encore sur la santé. (ats/nxp)

Créé: 20.11.2019, 16h53

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