Les impôts d’une famille triplent selon le canton

FiscalitéOù cela coûte-t-il le moins cher en Suisse de vivre si on a des enfants? Et si on est célibataire? Informations et infographies.

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Le Conseil des États se penche aujourd’hui sur une proposition du Conseil fédéral qui veut augmenter les déductions de frais de garde des enfants par des tiers de 10'100 francs par an actuellement à 25'000 francs. Ce nouveau plafond ne s’applique qu’à l’impôt fédéral direct (IFD), les cantons et les communes restant autonomes en la matière. La raison de cette révision? Il s’avère que la déduction maximale autorisée à ce jour est bien inférieure aux coûts effectifs d’une garde d’enfants, que cela soit en crèche ou chez une maman de jour.

Or cette situation pousse souvent les mères à abandonner ou à réduire fortement leur temps de travail. C’est pourquoi cette hausse des déductions s’inscrit non pas dans un élan féministe quelconque, mais «elle découle de l’initiative du Conseil fédéral visant à combattre la pénurie de personnel qualifié» qui sévit en Suisse, écrit le gouvernement.

De l’enfer au paradis fiscal

Albert Steck, ancien économiste à la Banque Migros, s’est livré à une comparaison de la charge fiscale entre les cantons, «laquelle dépend fortement de la situation familiale des Suisses», écrit-il. En prenant pour base un revenu annuel brut de 100'000 francs, on découvre ainsi que Genève compte parmi les cantons où les impôts sont les plus élevés du pays pour les célibataires (17'000 francs par an en valeur médiane).

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Nécessité économique

«En revanche, ajoute l’économiste, une famille avec deux enfants y paie à peine 3000 francs d’impôts par année (voir infographies). Cette disparité se retrouve également au Tessin, en Valais – où les familles peuvent déduire l’intégralité des frais de garde, y compris lorsque c’est l’un des parents qui s’occupe des enfants – ou dans les Grisons.

À l’inverse, Obwald chérit ses célibataires, mais taxe assez lourdement les familles (trois fois plus qu’à Genève), ce qui place ce canton en vingtième position nationale. Cette comparaison reflète ainsi les politiques sociales des cantons suisses, ceux dans lesquels la femme est encore traditionnellement appelée à élever les enfants et ceux où les familles monoparentales, voire les couples de la classe moyenne ne peuvent survivre sans un emploi à plein temps, voire deux, n’est plus possible.

Créé: 13.06.2019, 16h26

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