Une étudiante italienne assassinée en pleine rue

GenèveDoctorante à l’Université, la jeune femme a succombé à ses blessures. L’agresseur est en fuite et activement recherché.

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Une chercheuse de l’Université de Genève est décédée, lundi soir, suite aux coups que lui a porté à la tête un homme armé d’une barre de fer à l’avenue de la Croisette, dans le quartier de l’Hôpital. Âgée de 29 ans, la victime était de nationalité italienne. Toujours en fuite à l’heure où nous publions, l’auteur de l’homicide est activement recherché par la police. Selon nos informations, il s’agirait d’une connaissance de la victime, un homme d’origine africaine âgé de 20 à 30 ans et mesurant environ 1,90 m. Quant au Ministère public, il a confirmé l’ouverture d’une enquête pour assassinat suite à la révélation du drame par LeMatin.ch aux premières heures de la journée.

Une barre de plusieurs kilos

Il est près de 23 heures, lundi soir, quand la jeune femme emprunte l’avenue résidentielle et tranquille qui fait le lien entre la Pédiatrie des HUG et la rue de l’Aubépine. Face au numéro 22, elle est violemment agressée sur le trottoir. «J’ai vu le corps à terre et les secours qui tentaient de le réanimer quand je rentrais chez moi, peu après 23 heures, explique François, habitant de l’immeuble. Ça a duré au moins 45 minutes. Par terre, il y avait une sorte de barre de fer de 50 centimètres qui ressemblait au pied d’une chaise. Elle paraissait très lourde, plusieurs kilos. La police l’a emportée.» Quant à la victime, «on aurait dit qu’elle revenait d’un cours de sport, elle avait avec elle une bouteille d’eau», poursuit celui qui a assisté à la tentative de réanimation.

Collègues sous le choc

Pas encore trentenaire, la victime était venue de Turin pour réaliser un doctorat en médecine à l’Université de Genève. Au téléphone, l’un des professeurs du département au sein duquel elle effectuait ses recherches confirme que le décès a été annoncé à son équipe. «Nous avons très peu d’informations, mais nous sommes tous sous le choc et extrêmement tristes», lâche-t-il brièvement au téléphone.

Selon toute vraisemblance, la victime rentrait chez elle quand elle a été attaquée. Car elle logeait à quelques dizaines de mètres des lieux de son agression. Dans son immeuble, la police a placé des scellés sur la porte d’un appartement. Mais le nom qui figure sur la plaque n’est pas le sien. «Il y a beaucoup de sous-locations dans cet immeuble, il ne faut pas se fier aux noms sur les boîtes aux lettres», avertit une habitante de longue date. Quant aux voisins directs, ils ne la connaissaient pas, ou peu. «On se croisait, c’est tout. Mais elle avait l’air très gentille. J’ai vu l’information sur les sites mais je ne savais pas que c’était elle: c’est horrible», s’émeut une jeune femme du même âge.

Sous leurs fenêtres

A l’avenue de la Croisette, c’est avec stupeur que les habitants ont appris la nouvelle. Lundi soir, ils ont vu les gyrophares. Dès le lendemain matin, la Voirie nettoyait la scène du crime.

Au sol, des traces de sang coagulé subsistent sous une voiture blanche. Les appartements et les balcons sont à quelques mètres de là, presque accolés au lieu où les coups ont été portés pour certains. Malgré cette proximité, une habitante ne veut pas croire à ce qui s’est passé sous sa fenêtre. «J’étais si proche et je n’ai rien entendu.»

Les éventuels témoins sont invités à prendre rapidement contact avec la Brigade criminelle de la police judiciaire, joignable au +41 (0) 22 427 72 40.

Créé: 12.04.2016, 21h04

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