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Accord cadre avec l'UE et climat ont marqué 2019

Le Conseil fédéral a approuvé le rapport sur la politique extérieure 2019 qui dresse les priorités qu'il a poursuivies dans ce domaine.

Le Conseil fédéral a ancré encore davantage sa politique extérieure dans la politique intérieure.
Le Conseil fédéral a ancré encore davantage sa politique extérieure dans la politique intérieure.
Keystone

La question européenne, avec la consultation sur l'accord institutionnel, a été l'un des points forts de la politique extérieure de la Suisse en 2019. Les mouvements de protestation pour le climat ou la politique des bons offices ont aussi marqué l'année écoulée.

Le Conseil fédéral a approuvé mercredi le rapport sur la politique extérieure 2019 qui dresse les priorités qu'il a poursuivies dans ce domaine. Le gouvernement a ancré encore davantage sa politique extérieure dans la politique intérieure, relève le rapport qui tire aussi un bilan positif de la mise en oeuvre de la stratégie de politique étrangère 2016-2019.

En 2019, la politique européenne de la Confédération s’est concentrée sur la consultation interne autour de l'accord cadre et sur les demandes de clarification envers Bruxelles. Berne s’est également préparé aux éventuels effets négatifs d’un échec de l’accord institutionnel.

Des mesures ont été élaborées à titre préventif pour limiter les conséquences indésirables, notamment dans le cas des mesures de protection des infrastructures boursières, rappelle le rapport. Le Brexit a aussi eu sa part avec l'élaboration de la stratégie «Mind the Gap» qui permet à la Suisse de poursuivre ses relations avec le Royaume-Uni.

Pays prioritaires

Le Conseil fédéral a accordé une attention particulière aux relations avec les pays prioritaires, comme l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, les États-Unis, l’Inde, le Japon, la Russie et la Turquie. Le président de la Confédération Ueli Maurer a quant à lui rencontré les chefs d’Etat de la Chine, des États-Unis, de l’Inde et de la Russie.

Concernant ses bons offices, Berne a accepté deux nouveaux mandats de puissance protectrice. L'un d'entre eux est en faveur des Etats-Unis au Venezuela, qui nécessite encore l'accord de Caracas, et l'autre en faveur de l’Iran au Canada.

En matière de médiation, la Suisse a participé à 19 processus de paix, notamment en Syrie, au Cameroun et au Soudan du Sud. Au Mozambique, elle a pu conclure le processus de paix et un accord a été signé en août en présence du chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) Ignazio Cassis.

Climat

L'année a aussi été marquée par la mobilisation mondiale en faveur du climat, qui s'est aussi répercutée en Suisse. Le mouvement a renforcé le sentiment d'urgence politique autour de la lutte contre les changements climatiques.

Lors du sommet sur le climat à New York en septembre, le Conseil fédéral a adhéré à l'objectif de zéro émission nette d'ici 2050, rappelle le rapport. En revanche, la COP 25 à Madrid s'est soldée par un résultat peu concluant. La Suisse prépare des accords bilatéraux et plurilatéraux sur l'échange de réductions d'émissions. Un premier texte devrait être signé avec le Pérou d'ici juin.

Le monde arabe a été balayé par une nouvelle vague de révolte contre la classe dirigeante. Les revendications des manifestants portaient cette fois, non seulement sur le remplacement de leurs dirigeants, mais aussi sur des changements plus profonds. La population est également descendue dans la rue en Amérique latine ou à Hong Kong.

Concernant les migrations, le Conseil fédéral a décidé d'admettre en 2020 et 2021 jusqu’à 1600 réfugiés particulièrement vulnérables reconnus par le HCR et en provenance de pays de premier accueil. Si en Suisse et en Europe, le nombre de requérants d’asile est stable, à l’échelle mondiale, le nombre de réfugiés et de déplacés a augmenté.

Gestion de crises

Les prestations consulaires et la gestion des crises sont aussi des tâches centrales de la politique étrangère. L'an dernier, plus de 760’000 ressortissants suisses vivaient à l’étranger et les Suisses ont effectué plus de 16 millions de voyages à l’étranger. Pour répondre à la demande de soutien, le DFAE a lancé une application de voyage améliorant les informations aux Suisses qui se rendent à l’étranger.

(ats)

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