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Forum des 100Accord-cadre: Berne doit «négocier durement»

L'ancien président de la Banque nationale suisse Philipp Hildebrand a jugé nécessaire de renouveler la relation entre la Suisse et l'Union européenne.

Philipp Hildebrand était invité à s'exprimer au Forum des 100
Philipp Hildebrand était invité à s'exprimer au Forum des 100
Keystone

Lors de son intervention au Forum des 100, l'ancien président de la Banque nationale suisse (BNS) Philipp Hildebrand s'est dit convaincu que le succès de la Suisse est en bonne partie lié à sa relation avec l'Europe. S'agissant de l'accord-cadre entre la Suisse et l'UE, Berne doit «articuler» ses soucis à Bruxelles et «négocier de manière dure».

«L'Union européenne ne va pas deviner nos soucis, nos 'oui mais', il faut les articuler», a affirmé celui qui est aujourd'hui vice-président de la société Blackrock, premier gestionnaire d'actifs au monde, et qui observe les questions européennes depuis Londres.

Devant les participants au Forum des 100, parmi lesquels figurait le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis, Philipp Hildebrand a jugé nécessaire de renouveler la relation entre la Suisse et l'Union européenne. «Cela ne remettra pas en question la souveraineté de la Suisse».

«A la fin, il y a aura dans tous les cas un vote populaire», affirme l'ancien banquier central. Celui-ci a aussi appelé à expliquer clairement aux citoyens les conséquences d'une rupture avec l'UE.

Routes de la soie

Interrogé sur la question de l'accord-cadre, Ignazio Cassis a relevé qu'en cas de oui comme de non, il y aura un prix à payer. A propos de la reconnaissance boursière que la Commission boursière n'a prolongée que jusqu'à fin juin, le conseiller fédéral a souligné que cet aspect était somme toute «symbolique». Il montre cependant le degré d'intégration de la Suisse au sein de l'Union européenne.

Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) s'est aussi exprimé sur le projet chinois controversé de «Nouvelles routes de la soie» (NRS), qui a donné lieu à un protocole d'entente entre Berne et Pékin lors d'une récente visite en Chine du conseiller fédéral Ueli Maurer. «La Suisse veut y être tout en conservant un esprit critique», a déclaré M. Cassis.

ats

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