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Accord-cadre signé entre la Suisse et la Suède

La coopération s'intensifie entre la Suisse et la Suède pour l'achat de 22 avions de combat Gripen. Le Département fédéral de la défense a signé un accord-cadre avec le gouvernement suédois, a-t-il indiqué samedi.

Si la Suisse devait définitivement se prononcer pour l'acquisition du Gripen, les questions liées aux spécifications techniques, aux délais de livraison, au prix, au volume total de l'équipement et à l'infrastructure terrestre nécessaire à l'engagement et à l'instruction ont désormais été réglées.
Si la Suisse devait définitivement se prononcer pour l'acquisition du Gripen, les questions liées aux spécifications techniques, aux délais de livraison, au prix, au volume total de l'équipement et à l'infrastructure terrestre nécessaire à l'engagement et à l'instruction ont désormais été réglées.
Keystone

Un nouveau pas a été franchi dans la coopération entre la Suisse et la Suède en vue de l'achat de 22 avions de combat Gripen. Le Département fédéral de la défense a indiqué samedi avoir signé un accord-cadre avec le gouvernement suédois qui a lui fait part de son intention d'acquérir 40 à 60 Gripen E pour l'armée suédoise.

Fin juin dernier à Meiringen (BE), le conseiller fédéral Ueli Maurer et la ministre de la défense suédoise Karin Enström avaient signé une déclaration d'intention. Celle-ci est maintenant complétée par un accord-cadre, salué samedi par le constructeur du Gripen, le groupe suédois Saab.

Cet accord-cadre est une convention entre la Suisse, représentée par armasuisse, et la Suède, représentée par l'agence gouvernementale FXM, fixant les détails de l'acquisition de l'appareil.

Si la Suisse optait définitivement pour l'acquisition du Gripen, les questions liées aux spécifications techniques, aux délais de livraison, au prix, au volume total de l'équipement et à l'infrastructure terrestre nécessaire à l'engagement et à l'instruction ont désormais été réglées.

Info seulement mardi

Le conseiller fédéral Ueli Maurer livrera les détails lors d'une conférence de presse mardi prochain à la caserne de Thoune, ajoute le communiqué du DDPS. Contacté par l'ats, le porte-parole Peter Minder s'est refusé à tout commentaire, renvoyant à mardi.

La ministre suédoise de la défense s'est félicitée de ce partenariat avec la Suisse: «ensemble nous pouvons acquérir et piloter un système perfectionné d'avions de combat pour un coût inférieur à ce que nous aurions été contraints de payer si la Suède avait fait cette acquisition seule», selon un communiqué cité par l'AFP. Elle devrait soumettre en septembre à son Parlement la proposition d'acquisition de 40 à 60 Gripen E pour l'armée suédoise.

Procédure pas terminée

En Suisse, l'achat de 22 Gripen pour remplacer les Tiger est en cours d'examen. Après avoir opté pour le Gripen en novembre 2011, le Conseil fédéral avait décidé fin avril de coordonner son achat avec la Suède.

Après moult indiscrétions, critiques et polémiques sur le Gripen, la commission de politique de sécurité du Conseil national vient d'accepter mardi dernier la poursuite de la procédure. Dans son rapport, elle relève toutefois nombre de questions ouvertes. De toute manière, le Parlement devra encore se prononcer, voire le peuple.

Lundi dernier, Ueli Maurer a répété que la facture était fixé à 3,126 milliards de francs. La livraison des nouveaux avions de combat devrait se faire dès 2018. Le message au Parlement fédéral devrait être présenté en octobre, pour examen aux Chambres en 2013.

PLR sur le balan

L'alliance des partisans du Gripen vacille. Le PLR se dit presque sur le point d'arrêter de le soutenir car de nombreuses interrogations demeurent concernant l'achat de l'avion, dit son président Philipp Müller dans une interview avec la «Neue Zürcher Zeitung» de samedi.

On ne sait par exemple pas s'il est garanti que les frais de développement de l'avion sont entièrement inclus dans le prix d'acquisition. On ignore aussi quel type de jet la Suisse recevra car jusqu'à présent, on ne connaît le Gripen E/F que sur papier. C'est un jeu à haut risque du point de vue technique et financier aux yeux de Philipp Müller.

Mais le PLR ne veut pas couler tout le projet d'acquisition d'un nouvel avion de combat. Le parti veut une armée de l'air forte et de bons avions, qui volent et peuvent être évalués au niveau technique et financier, ajoute son président.

«Tant que de gros doutes demeurent, il ne reste pas d'autre choix que de procéder rapidement à l'évaluation d'un autre avion», estime Philipp Müller. Sinon, le Gripen sera rejeté en votation populaire. «Le Gripen reste une option», si le conseiller fédéral Ueli Maurer réussit à clarifier les nombreuses incertitudes. Mais le président du PLR en doute sérieusement.

Ueli Maurer rétorque

En marge de l'assemblée des délégués de l'UDC à Bâle, Ueli Maurer a rétorqué que Philipp Müller ne disait pas où trouver les moyens financiers supplémentaires pour une alternative au Gripen.

Le Département de la défense ne peut pas examiner des propositions dont le financement n'est pas donné, a ajouté M. Maurer. Ce dernier a réitéré qu'il était convaincu que le Gripen était bien la «meilleure solution».

(ats)

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