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Actes d'ordre sexuel sur sa fille: recours rejeté

Un père de famille kosovar a été débouté par le Tribunal fédéral. Il contestait sa condamnation pour actes d'ordre sexuel, notamment sur sa fille.

Le tribunal fédéral a cautionné le jugement de la justice fribourgeoise.
Le tribunal fédéral a cautionné le jugement de la justice fribourgeoise.
Keystone

Le Tribunal fédéral rejette le recours d'un Kosovar condamné par la justice fribourgeoise en novembre 2019 pour des actes d'ordre sexuel, notamment, sur sa fille. L'homme avait écopé d'une peine de prison ferme de quatre ans et demi.

La Cour d'appel pénale fribourgeoise avait retenu que l'homme avait fait preuve de violences psychologiques entre 2009 et 2015 envers sa fille née en 1998. Il menaçait de la renvoyer au Kosovo ou de la tuer, il surveillait son téléphone portable, l'insultait et lui disait de se suicider comme l'avait fait sa mère en 2003.

À plusieurs reprises entre 2010 et 2015, le recourant avait fait subir des attouchements à sa fille, allant parfois jusqu'à simuler l'acte sexuel alors qu'il l'avait forcée à se déshabiller. Les faits s'étaient déroulés en Suisse mais aussi lors de vacances au Kosovo. Très perturbée, l'adolescente avait tenté de mettre fin à ses jours à quatre reprises, ce qui avait entraîné son placement dans un foyer où elle avait finalement dénoncé son géniteur.

Déclarations cohérentes

Dans un arrêt publié lundi, le Tribunal fédéral rejette le recours du condamné qui reprochait pour l'essentiel à la cour cantonale d'avoir privilégié la version de sa fille. Se fondant sur le jugement de première instance, les juges cantonaux avaient estimé que les déclarations de la victime étaient constantes et cohérentes.

Ses dires durant les auditions correspondaient aux confidences livrées auparavant à quelques personnes de son entourage. En outre, son mal-être avait été constaté par plusieurs tiers. Harcelée par son père et sa famille dès l'ouverture de la procédure qui avait suivi la dénonciation par la psychologue scolaire, elle s'était trouvée dans un conflit de loyauté. Pour le Tribunal fédéral, la justice fribourgeoise pouvait sans arbitraire rejeter l'affirmation du recourant selon laquelle il ne s'était jamais trouvé seul avec sa fille. Enfin, elle pouvait aussi retenir que ses auditions avaient été parfois entachées de contradictions. (arrêt 6B_1283/2019 du 21 janvier 2020)

(ats)

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