Adèle Thorens veut la coprésidence des Verts

PolitiqueLa conseillère nationale verte vaudoise se lance dans la course à la présidence du parti suisse. Mais pas toute seule. Histoire de représenter au mieux toutes les sensibilités du parti.

Adèle Thorens lors d'une conférence de presse en 2009 à Berne.

Adèle Thorens lors d'une conférence de presse en 2009 à Berne. Image: Keystone

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La course à la succession d’Ueli Leuenberger à la tête des Verts suisses s’emballe. Deux candidatures zurichoises sont officielles – Bastien Girod et Markus Kunz – et en Suisse romande, comme l'annonçait ce matin la RSR, la Vaudoise Adèle Thorens est prête à se lancer.

«Ma candidature doit encore être avalisée par le parti cantonal d’ici le 27 janvier. Alors disons que je suis candidate à la candidature», nuance pour la forme la conseillère nationale Verte vaudoise. L’assemblée générale des Verts qui élira la future présidence est, elle, agendée au mois d’avril.

Mais la candidature d’Adèle Thorens revêt une forme toute particulière, puisqu’elle se présente à la coprésidence ou à la vice-présidence. «L’idée de la coprésidence illustre notre volonté d’un toit large à la direction du parti pour que toutes les sensibilités soient représentées. Après les résultats du 23 octobre dernier, nous avons besoin de nous rassembler. Nous sommes fort ensemble et devons prendre un nouveau départ», explique l'élue.

Une représentativité voulue linguistique, de genre, mais aussi de tendance entre les «fundi» et les «réalo». Soit la fibre verte très gauchisante et oppositionnelle (les «fundi»), et une nouvelle voie plus centriste et pragmatique (les «réalo»). Portée surtout par de jeunes élus, moins marqués par les combats des années 70.

«Cela fait 40 ans que les Verts sont tiraillés entre les pragmatiques et les oppositionnels. Nous arrivons très bien à vivre ensemble, mais il faut que tous nous nous sentions représentés», avance Adèle Thorens.

Toutefois, la coprésidence serait-elle possible avec deux jeunes de la tendance pragmatique? Un tandem Adèle Thorens – Bastien Girod, par exemple? «D’une part, je n’ai pas à me prononcer avec qui j’aimerais travailler le cas échéant. Mais si par hypothèse, les délégués faisaient ce choix, nous devrions alors nommer un ou des vice-présidents qui représente l’autre aile du parti», argumente la Verte vaudoise. (nxp)

Créé: 11.01.2012, 16h44

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Par le passé, les Verts suisses ont déjà vécue une coprésidence avec le duo Ruth Genner (SH) et Patrice Mugny (GE) de 2001 à 2003. Le Genevois Ueli Leuenberger est président des Verts depuis 2008. Son départ était annoncé. D’ici à la fin janvier, les sections cantonales des Verts doivent annoncer leurs candidats. Aux trois noms déjà connus devrait s’ajouter celui de la Bernoise Regula Ritz. Figure du parti en Suisse alémanique, Franziska Teuscher ne revendique pas le poste.

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