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Affaire du vol de diamants: l'avocat genevois débouté

L'avocat genevois impliqué dans un vol de diamants à l'aéroport de Bruxelles en février 2013 demandait sa relaxe ainsi qu'une indemnité de près de 150 000 francs. Le Tribunal fédéral ne l'a pas suivi.

Le braquage sur l'aéroport de Bruxelles avait été effectué en moins de six minutes par huit hommes armés et masqués.
Le braquage sur l'aéroport de Bruxelles avait été effectué en moins de six minutes par huit hommes armés et masqués.
Keystone

Le recours de l'avocat genevois impliqué dans un vol de diamants à l'aéroport de Bruxelles en février 2013 est rejeté par le Tribunal fédéral. L'homme a écopé de 160 jours-amende à 200 francs avec sursis pour tentative d'entrave à l'action pénale et blanchiment.

Condamné en appel par la justice genevoise en 2017 à 180 jours-amendes avec sursis, l'avocat avait obtenu gain de cause devant le Tribunal fédéral qui avait jugé certaines preuves inexploitables. En avril dernier, la Cour de justice genevoise avait légèrement réduit sa peine.

De retour devant le Tribunal fédéral, le condamné exigeait sa relaxe ainsi qu'une indemnité de près de 150 000 francs pour ses frais de défense, sa détention injustifiée et la réparation du tort moral. Dans un arrêt publié vendredi, la Haute Cour partage l'appréciation des juges genevois: l'avocat pouvait faire le rapprochement entre le vol des diamants, l'arrestation d'un truand et le service que lui demandait un ami qui lui avait présenté ledit truand.

Pour le Tribunal fédéral, la remise en question de l'appréciation des preuves, des témoignages et des écoutes téléphoniques par le recourant ne démontre pas dans quelle mesure la position de la Cour de justice serait arbitraire.

Trente-sept millions d'euros

L'ami de l'avocat, un agent immobilier de la place, avait été contacté par un truand notoire, soupçonné d'être le cerveau du vol de Bruxelles. À la demande de ce dernier, il avait caché une partie du butin, soit des pierres d'une valeur de sept millions de dollars environ, dans une cave du quartier de Champel (GE). Il avait également présenté le malfaiteur à l'avocat.

Arrêté à Metz (F) en mai 2013, le malfrat avait appelé l'avocat, qu'il souhaitait désigner comme défenseur. Ce dernier avait alors averti l'agent immobilier. Les deux hommes s'étaient revus et le second avait remis à l'homme de loi des clés permettant d'accéder à la cave de Champel. La police genevoise, qui était sur leur piste suite à des écoutes téléphoniques, les avait appréhendés peu après.

Les diamants avaient été volés lors d'un braquage spectaculaire commis le 18 février 2013 à l'aéroport de Bruxelles. Au moins huit hommes armés de fusils-mitrailleurs, encagoulés et portant des uniformes de policiers, s'étaient approchés d'un avion de la compagnie Helvetic Airways qui s'apprêtait à décoller pour Zurich.

Le butin s'élevait à 37 millions d'euros en diamants. À l'exception des pierres de Champel, les diamants n'ont pas été retrouvés.

Le cerveau présumé du braquage a été condamné en juin dernier à cinq ans de prison ferme et une amende de 6000 euros par le Tribunal correctionnel de Bruxelles. Jugés un an plus tôt, les 18 autres auteurs présumés du braquage avaient été acquittés faute de preuves.

Condamné pour blanchiment et recel, l'agent immobilier a écopé d'une peine de 24 mois avec sursis. Il n'a pas fait appel. (arrêt 6B_671/2019 du 21 août 2019)

(ats)

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