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Alain Berset s'en prend aux climato-sceptiques

Le conseiller fédéral a ouvert le Congrès météorologique mondial. Il y a évoqué les défis pour contrer le réchauffement climatique, tout en taclant «ceux qui sèment le doute».

Les responsables politiques ne peuvent affronter seuls une question qui demande la collaboration de «tous» a déclaré Alain Berset.
Les responsables politiques ne peuvent affronter seuls une question qui demande la collaboration de «tous» a déclaré Alain Berset.
Keystone

Alain Berset s'en prend aux climato-sceptiques qui finiront selon lui par être battus par les preuves scientifiques. Lundi à Genève, le conseiller fédéral a appelé à une Organisation météorologique mondiale (OMM) «forte» et salué le projet de réforme de l'institution.

«Les temps sont durs pour l'évidence scientifique», a relevé le chef du Département fédéral de l'intérieur (DFI) en ouvrant le Congrès météorologique mondial. Cette réunion doit décider de la politique de l'organisation de 2020 à 2030 et de l'enveloppe financière jusqu'en 2023.

Selon M. Berset, même «ceux qui sèment le doute», qu'il n'a pas nommés, ne souhaitent pas remplacer le débat des faits par les interventions des «spécialistes autoproclamés». Alors même que «les acteurs responsables ont depuis longtemps reconnu» que le réchauffement climatique était provoqué par les êtres humains.

En 2018, plus de 60 millions de personnes ont été victimes des effets de situations météorologiques extrêmes. Aucune région n'a été épargnée, a relevé le conseiller fédéral. Les responsables politiques ne peuvent affronter seuls une question qui demande la collaboration de «tous», a-t-il ajouté.

Autre problème, les scénarios climatiques récents montrent que la Suisse sera plus affectée que la moyenne des pays. L'OMM souhaite étendre la préparation et diminuer le nombre de victimes liées à ces situations extrêmes ou encore favoriser les facteurs climatiques dans les politiques des pays membres.

Chef de MétéoSuisse candidat

Face aux défis, l'OMM doit pouvoir mieux s'adapter, également selon M. Berset. Il a salué le projet de réforme qui doit être approuvé pendant la réunion d'une dizaine de jours. Celui-ci doit rassembler tous les acteurs hydrométéorologiques et climatologiques dans la structure de gouvernance.

L'OMM devra aussi assister les pays en développement et émergents qui manquent de ressources pour garantir des données sur ces questions à leur population. Seuls un peu plus d'un quart des 193 Etats membres s'appuient sur des systèmes hydrométéorologiques avancés. Or, en un peu plus de 20 ans, l'enveloppe financière réelle de l'OMM a reculé de 16%, a déploré le secrétaire général Petteri Taalas.

Depuis des décennies, «nous avons obtenu de nombreuses avancées dans de nombreux cas». Mais le changement climatique progresse toujours plus et l'augmentation de la population devra être affrontée, a ajouté M. Taalas. Le président de l'OMM, David Grimes, doit lui se retirer après huit ans. Le directeur de MétéoSuisse Peter Binder est candidat pour représenter l'Europe au conseil exécutif de l'institution.

(ats)

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