Pas d’allègement pour l'assassin d'Unterseen

SuisseLa peine infligée à un homme pour un meurtre commis en 2001 près de la ruine de Weissenau ne sera pas allégée.

Un jeune de 19 ans avait tué à coups de barre de fer près de la ruine de Weissenau à Unterseen en décembre 2001.

Un jeune de 19 ans avait tué à coups de barre de fer près de la ruine de Weissenau à Unterseen en décembre 2001. Image: Keystone

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Après 17 années de détention, les autorités estiment que l'auteur principal de l'assassinat d'Unterseen (BE) présente toujours un risque élevé de récidive et de fuite. Le Tribunal fédéral confirme le rejet de la demande d’allègement de l'exécution de la peine.

En août 2005, cet homme avait été condamné à la réclusion à vie. La Cour suprême du canton de Berne l'avait reconnu coupable d'assassinat, de tentatives répétées d'assassinat et d'actes préparatoires. Le condamné, âgé aujourd'hui de 39 ans, purge sa peine depuis février 2002.

En compagnie d'autres jeunes gens, l'homme avait frappé un collègue de 19 ans avec une barre de fer près de la ruine de Weissenau à Unterseen en décembre 2001. Le corps avait été jeté dans le lac de Thoune. La victime devait mourir, car elle avait rompu le serment de silence de l'«Ordre des chevaliers aryens». Elle faisait partie, avec son meurtrier, de ce groupuscule d'extrême droite.

Jusqu'à présent, aucun allègement de l'exécution de la peine n'a été accordé au condamné, comme l'indique le Tribunal fédéral dans un arrêt publié vendredi. Le détenu a refusé de se soumettre à une thérapie et de collaborer à une expertise.

Escapades thérapeutiques

Dans son recours, l'homme explique qu'il ne veut pas se soustraire aux objectifs de la détention. En revanche, il n'entend pas tolérer les «escapades thérapeutiques» du service psychiatrique. Ces dernières n'auraient rien à voir avec un travail portant sur ses problèmes mais seraient motivées par la recherche d'un dérangement psychique qui pourrait justifier un internement.

La Commission concordataire d'examen de la dangerosité des délinquants a conclu que le condamné n'a pas conscience de son attitude problématique. Son comportement en détention est correct en apparence. Mais l'homme est susceptible et dominateur, il veut toujours avoir le dernier mot et agit de manière manipulatrice.

Le détenu s'est distancé de l'extrémiste de droite, cependant la commission estime qu'il s'agit là de déclarations de pure forme. Le fait qu'il ait aussi développé son propre système de valeurs et sa propre compréhension de la justice est aussi jugé problématique.

En se basant notamment sur ces constats, la cour suprême a estimé qu'aucune modification positive et durable n'était apparue dans la personnalité du recourant. Pour cette raison, le risque de récidive - même pour des délits violents graves - est jugé élevé. Le Tribunal fédéral s'est rallié à ce point de vue. (arrêt 6B_240/2018 du 23 novembre 2018) (ats/nxp)

Créé: 07.12.2018, 12h01

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