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L'ambiance est morose à la police des transports

L'enquête du Contrôle fédéral des finances sur les subventions est une nouvelle épine dans le pied de la police des transports. Le mal est visiblement plus profond, lié au statut des policiers.

La police des transports des CFF n'a pas les mêmes prérogatives que la police cantonale.
La police des transports des CFF n'a pas les mêmes prérogatives que la police cantonale.
Keystone

L'enquête du Contrôle fédéral des finances sur les subventions à la police des transports des CFF (TPO) met à jour une autre réalité. Les membres de ce corps ont l'impression d'être des pandores de seconde classe, explique le Tages-Anzeiger.

Le Syndicat du personnel des transports (SEV) a publié en mars un sondage alarmant sur la TPO. Les chiffres sont particulièrement mauvais en Suisse romande, où 82% des personnes interrogées souhaitent une autre affectation. Les CFF ont mis en doute les résultats de l'enquête mais le responsable pour la Suisse romande a quand même dû quitter ses fonctions.

Grogne des autres corps de métier

Les autres catégories du personnel des CFF ressentent également la crise de la TPO, surtout dans l'arc lémanique. Selon un article paru dans LocoFolio, la publication officielle du Syndicat suisse des mécaniciens de locomotive et aspirants (VSLF), les conducteurs de train des CFF se plaignent de ne plus voir d'agents dans les trains de la région lémanique «aux heures sensibles». En revanche, le personnel de sécurité est souvent vu à Genève au service des Transports publics genevois (tpg).

La publication raconte que les «agents sont visibles quotidiennement au volant de la collection quasi complète de véhicules BMW aux couleurs de la Police Ferroviaire et ce aux quatre coins du canton de Genève, tant qu’un train ne se trouve pas à proximité immédiate. En revanche, les convois des CFF sont désertés.»

Un statut inégal

Parmi les raisons du malaise dans la TPO figurent les attributions. La police des CFF peut procéder à des arrestations provisoires et à des confiscations mais il lui est interdit de fouiller des personnes. Et si ses membres peuvent avoir des pistolets, ils n'ont en revanche pas droit aux tasers (paralysants électriques) ou aux armes d'épaule.

Ces revendications ont été longtemps formulées par l'ancien commandant de la TPO, Jürg Monhart, qui a été mis à pied voici deux semaines sans explications. Il l'avait répété au début de l'année dans un discours à Genève. «Pour moi, les tasers et armes d'épaule sont indispensables. C'est mon devoir en tant que commandant de donner à mes policiers les meilleures chances de survie.»

Il avait lui-même subi une décharge de taser comme test en été 2016, sous les yeux de Jeannine Pilloud, l'ancienne responsable de la division Voyageurs des CFF. Selon certaines sources, c'est elle qui a couvé Jürg Monhart, et huit mois après sa nomination comme déléguée des CFF pour le développement de la branche des transports publics, Jürg Monhart est écarté.

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