Amherd veut un troisième rapport sur les avions

SuisseLa ministre de la Défense veut en savoir plus sur le projet à huit milliards de francs pour la défense aérienne. Un rapport devrait lui être transmis à la fin d'avril.

La Suisse est dotée de FA/18.

La Suisse est dotée de FA/18. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La cheffe de la Défense veut avoir toutes les informations avant de se prononcer sur le programme Air2030. Elle a requis un troisième rapport qui concerne les commandes compensatoires. Il devrait lui être transmis à la fin d'avril.

La Valaisanne avait annoncé en février qu'elle voulait en savoir plus sur le projet à huit milliards de francs pour la défense aérienne (avions de combat, défense sol-air). Dès qu'elle aura clarifié diverses questions, le Conseil fédéral se penchera à nouveau sur le projet, en principe d'ici à l'été.

Viola Amherd a chargé l'ancien astronaute et pilote militaire Claude Nicollier de lui livrer un deuxième avis, indépendant, sur le rapport d'experts de mai 2017. Elle demande en outre une nouvelle analyse interne actualisée des menaces pour la comparer aux évaluations précédentes.

Utilité des commandes

Le troisième rapport concerne la compensation des achats d'armement à l'étranger par des contrats en Suisse, lesdites commandes compensatoires, indique samedi à Keystone-ATS Lorenz Frischknecht, porte-parole du Département fédéral de la défense (DDPS), revenant sur un article de la «NZZ». Le Conseil fédéral a jusqu'à présent décidé d'exiger une compensation entière pour ces achats.

Le mandat a été confié à Kurt Grüter, ancien directeur du Contrôle des finances. Celui-ci doit mettre en lumière l'utilité des commandes directes ou indirectes du point de vue de la sécurité et de la politique économique, précise le porte-parole. Il devra également évaluer la possibilité de chiffrer les coûts de ces compensations et d'établir un lien scientifique entre l'utilité et les coûts.

Kurt Grüter avait déjà, en 2007, critiqué ces achats compensatoires. Un rapport concluait que le Département fédéral de la défense enjolivait la situation. Seules quelques grandes entreprises profiteraient des compensations directes et les achats passés à l'étranger ne seraient pas complètement compensés par des acquisitions en Suisse.

Pilatus pas intéressé

Au printemps 2018, le chef de Pilatus, Oskar J. Schwenk, avait dit ne pas être intéressé par de telles contreparties. «Quand Pilatus construit des avions d'entraînement pour d'autres armées et doit accorder des affaires compensatoires, on augmente le prix d'achat de 15 à 20%», avait-il expliqué dans un entretien avec le «SonntagsBlick».

Le constructeur aéronautique suisse, basé à Stans (NW), et l'entreprise d'armement RUAG, en mains de la Confédération helvétique, figurent sur la liste des bénéficiaires potentiels de commandes compensatoires dans le cadre de l'achat de nouveaux avions militaires. (ats/nxp)

Créé: 20.04.2019, 13h45

Articles en relation

Le test des futurs avions de combat a commencé

Suisse L'Eurofighter d'Airbus est le premier appareil testé sur la base aérienne de Payerne. Quatre jours de tests sont prévus pour chaque avion. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.