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NucléaireL'arrêt de la centrale de Mühleberg est planifié

La demande de désaffectation de l'installation de Mühleberg sera mise à l'enquête.

La centrale de Mühleberg a été mise en service en 1972.
La centrale de Mühleberg a été mise en service en 1972.
Keystone

Le groupe BKW, ex-Forces Motrices Bernoises (FMB), est la première entreprise en Suisse à entreprendre le démantèlement d'un réacteur de puissance. Mühleberg est aujourd'hui l'une des plus anciennes installations nucléaires au monde. Elle a été mise en service en 1972.

La directrice générale de BKW Suzanne Thoma a indiqué lundi que son groupe estimait à 2,1 milliards de francs les coûts pour la mise à l'arrêt de la centrale. Cette estimation résulte d'une étude menée en 2011. Le financement du projet est sur la bonne voie, selon la CEO du groupe. La centrale de Mühleberg sera mise hors service le 20 décembre 2019.

La demande de désaffectation comporte un rapport principal qui décrit le déroulement du projet, depuis l'arrêt du fonctionnement de Mühleberg, le 20 décembre 2019, jusqu'en 2031 date à laquelle les autorités confirmeront que le site ne comporte plus de source de risques radiologiques et autoriseront une nouvelle utilisation.

Déchets radioactifs

Le traitement des déchets radioactifs est aussi présenté dans le rapport principal. Les mesures de sécurité, l'organisation, ainsi que le financement de la désaffectation et de la gestion des déchets, pris en charge par la société BKW, y sont détaillés.

La première demande de désaffectation pour une centrale nucléaire comporte, outre le rapport principal, des rapports complémentaires. L'un de ces documents porte sur les accidents et les mesures de protection en cas d'urgence. Il mentionne que tous les accidents pouvant survenir lors de la désaffectation peuvent être maîtrisés.

Concept de sécurité

Le rapport sur la sécurité détaille, lui, les mesures prises pendant la durée de la désaffectation pour protéger la centrale nucléaire. Il s'agit d'empêcher les atteintes à la sécurité par des personnes non autorisées, la dissémination nucléaire de substances radioactives et le vol de matières nucléaires.

Les documents mis à disposition du public permettent aux autorités de vérifier que la procédure prévue pour la désaffectation est sûre et conforme à la loi. Ils leur permettent aussi de décider quels travaux devront être subordonnés à l'octroi d'un permis de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN).

La demande de désaffectation est mise à l'enquête publique depuis lundi jusqu'au 3 mai. Le canton de Berne, les communes voisines de la centrale, ainsi que les riverains peuvent faire opposition durant ce laps de temps contre ce projet.

ats

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