L'auteur de la fausse alerte à la bombe accepte sa peine

Genève AéroportLe Ministère public l'a condamné à six mois de prison ferme. Il peut faire opposition jusqu'au 27 octobre.

Jeudi 13 octobre 2016. Alerte à la bombe dans un avion de la compagnie russe Aeroflot. Pierre Abensur/Tamedia

Jeudi 13 octobre 2016. Alerte à la bombe dans un avion de la compagnie russe Aeroflot. Pierre Abensur/Tamedia

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Le ressortissant indien, qui a cloué au sol un appareil d'Aeroflot jeudi 13 octobre en lançant une fausse alerte à la bombe, a dit au journal Le Matin accepter la peine de 6 mois de prison ferme que lui a infligé la justice genevoise un jour après les faits. Contacté par la Tribune de Genève, son avocat déclare qu'«il n'a personnellement rien communiqué aux médias depuis lundi et n'entend au surplus plus se prononcer sur cette affaire». Le délai pour faire opposition à l'ordonnance de condamnation court jusqu'à jeudi prochain, dix jours ouvrables après le prononcé de la peine.

L'homme précise dans le quotidien orange qu'il espère purger sa peine privative de liberté en faisant des travaux d’intérêt général, en semi-liberté ou en portant un bracelet électronique.

Selon Le Matin, le quadragénaire, qui avait prévu de faire escale à Moscou avant de se rendre à Bombay où il est né, serait en outre sous le coup d'une plainte émanant d'une compagnie de taxi. Il n'aurait pas payé les 800 francs du trajet entre son domicile et Cointrin.

Facture de la police en cours d'élaboration

L'aéroport de Genève avait déclaré dès lundi à la Tribune qu'il ne réclamerait pas de dommages et intérêts mais qu'il avait déposé une plainte pénale. La raison est fournie par Bertrand Staempli, son porte-parole:« fin juillet comme la semaine dernière, le trafic aérien n’a pas été interrompu. L’aéroport n’ayant pas été fermé. Nous avons donc renoncé à faire indemniser notre préjudice». «L'estimation de ces coûts est très difficile et chronophage pour un remboursement potentiel quasi nul», précisait encore le porte-parole.

Le service de presse de la police genevoise a pour sa part indiqué mardi qu'elle était en train d'établir une facture à l'encontre du fauteur de troubles. Dans le cadre de la dernière fausse alerte à la bombe, fin juillet, elle a réclamé 90'000 francs à la femme qui avait déclenché l'alerte et qui a été condamnée à trois mois de prison ferme par un tribunal d'Annecy.

Aéroport démuni

«L'aéroport est démuni face à des personnes qui lancent des alertes à la bombe fantaisies, reconnaît Bertrand Staemplfi, porte-parole à Cointrin. Seules des sanctions exemplaires médiatisées sont de nature à dissuader les plaisantins. » «En dix ans, ce n’est que la troisième fois que ça arrive», a-il indiqué la semaine dernière. Il a bien fallu prendre au sérieux ce qui s'est révélé être une fausse alerte. Aussitôt le pilote russe s'est vu intimer l'ordre d’arrêter net son appareil. Il était alors près de 13h, l'avion entamait le dernier virage devant l’amener à la piste de décollage. L’Airbus A320 d’Aeroflot a destination de Moscou – n° de vol SU2381 – est ainsi resté cloué au sol plusieurs heures.

Les passagers ont pu s’envoler dans la soirée pour Moscou et sont arrivés à bon port à 2h13 vendredi matin.

Créé: 20.10.2016, 13h28

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