L'auto partagée sans port d'attache débarque à Genève

MobilitéLe système a été rodé à Bâle. Catch-A-Car lance le 5 novembre 100 voitures à Genève. Elles tournent au biogaz et parquent gratuitement.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Une centaine de petites voitures blanches, portant le logo de Catch-A-Car, seront visibles dès le 5 novembre dans les rues genevoises. Lancé et testé à Bâle depuis deux ans, ce système d'auto-partage d'un nouveau genre fait sa première romande. Une présentation aux médias a eu lieu ce jeudi matin.

A la différence du réseau Mobility (copropriétaire de Catch-A-Car avec l'assureur Allianz et l'importateur automobile Amag), ce dispositif offre plus de flexibilité et de spontanéité à l'utilisateur, lequel n'est pas tenu de remettre le véhicule sur le même lieu où il l'a pris. Seule contrainte de ce système nommé en anglais free-floating (flottaison libre) et déjà courant dans plusieurs pays européens: la voiture doit être laissée dans un périmètre central de l'agglomération.

Macaron spécial et parking gratuit

A Genève, il comprend l'essentiel du territoire de la Ville ainsi que les communes voisines de Vernier, Lancy, Carouge et Chêne-Bougeries, ce qui n'empêche pas de se déplacer à l'extérieur de cette zone. Les véhicules peuvent être parqués sur n'importe quelle place de stationnement du domaine public des communes concernées, y compris celles dotées d'un horodateur et qui seront utilisables sans frais. Pour ce faire, l'opérateur paie aux autorités un macaron spécial, dont le prix a été fixé à 480 francs par an. Cela a nécessité une modification réglementaire que le Département cantonal des transports a obtenue du Conseil d'Etat le 20 avril dernier.

24 fr de l'heure en route et 14 fr de l'heure garé

Après s'être acquitté d'une taxe d'inscription unique de 25 francs, le client peut réserver une voiture via son smartphone ou sur Internet et utiliser un véhicule avec une tarification qui comprend le carburant, le kilométrage et le stationnement dans les rues de la zone centrale. Le prix est de 41 centimes par minute lorsque le véhicule est en circulation. Quand il est stationné, par exemple pendant une course, ou réservé avant le départ, le prix baisse à 24 centimes par minute (ou 10 centimes seulement durant les nuits de semaine, de minuit à 6 heures du matin). Des pénalités sont prévues en cas de violation des règles (notamment si le véhicule est restitué en dehors de la zone).

L'étude montre que «Catch-A-Car fait baisser de manière significative la possession privée d'un véhicule

«Alors que toujours plus d'habitants en ville n'ont plus d'automobile, la mutualisation des moyens de déplacement est une solution d'avenir, commente Luc Barthassat, conseiller d'Etat chargé des Transports. Des solutions d'auto-partage peuvent intéresser des personnes qui veulent renoncer à la possession d'une voiture ou au rachat d'une nouvelle ou des jeunes qui n'ont pas envie ou pas les moyens d'en acquérir une.»

Quel est le profil des clients? «Je suis très curieux de voir ce qu'il en sera ici, répond Adamo Bonorva, directeur de Catch-A-Car. A Bâle, il s'agit d'un public surtout masculin, d'une moyenne d'âge de 35 à 38 ans, bien formé et ouvert aux innovations technologiques.»

L'aéroport est encore hors-jeu

Une étude de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich menée dans la cité rhénane a montré que le système est surtout utilisé «pour des courts trajets en zone urbaine» par des utilisateurs qui, par ailleurs, «se déplacent souvent – plus que la moyenne – en transports publics». L'étude montre que «Catch-A-Car fait baisser de manière significative la possession privée d'un véhicule». «Une Catch-Car remplace quatre voitures privées ce qui entraîne un impact positif et durable, réduisant le trafic et les émissions polluantes», résume Adamo Bonorva.

Tel que conçu à Genève, le dispositif est encore appelé à évoluer. La zone de stationnement ne comprend par exemple pas l'aéroport, alors que c'est le cas à Bâle, avec une tarification spéciale. «On est allé très vite à Genève et nous n'avons pas eu le temps de finaliser nos discussions avec l'aéroport, s'excuse le directeur. Nous espérons aboutir avant la fin de l'année.» L'entreprise ambitionne de s'étendre sur d'autres villes suisses, mais ne veut pas dévoiler ses plans.

Créé: 20.10.2016, 14h51

Articles en relation

Tesla va installer la conduite autonome

Etats-Unis Le constructeur de voitures électriques prévoit d'activer progressivement ses nouvelles fonctionnalités. Plus...

Les bébés d'Uber et Co partent à l'assaut de Genève

Nouvelles technologies: épisode 1/5 Pressing, autopartage, santé, restauration, immobilier, finance, ménage, baby-sitting, droit: plus aucun secteur d’activité n’échappe à l’uberisation. Nous avons testé ces nouveaux services. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.