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Autodétermination: des patrons sont pour

Les partisans de l'initiative sur l'autodétermination, en votation le 25 novembre, réagissent avec un comité économique composé de chefs d'entreprise.

Economiesuisse mène campagne contre l'initiative pour l'autodétermination et l'Usam appelle à voter non. Les partisans du texte en votation le 25 novembre réagissent avec un comité des chefs d'entreprise en faveur d'un «oui».

La conseillère nationale UDC et patronne d'EMS-Chemie Magdalena Martullo-Blocher, également membre du comité d'economiesuisse, dirige la manoeuvre. Elle affirme parler au nom des «authentiques chefs d'entreprise qui doivent s'engager tous les jours dans les affaires».

«Nous n'avons pas besoin d'associations qui nous présentent des scénarios médiatiques, ni d'investisseurs américains qui financent des actions de marketing», a-t-elle lancé vendredi devant la presse en s'en prenant aux opposants à l'initiative. Et de critiquer les «fonctionnaires d'associations» et autres prétendus «représentants de l'économie».

Primauté du droit suisse

L'initiative populaire «Le droit suisse au lieu des juges étrangers» (dite initiative pour l'autodétermination) veut consacrer la primauté du droit constitutionnel suisse sur le droit international, sous réserve des règles impératives du droit international.

Les traités internationaux qui seraient contraires à la Constitution devraient être renégociés, voire dénoncés si nécessaire. Les initiatives populaires pourraient ainsi être mises en oeuvre à la lettre.

Flot de réglementation

Le principal argument du comité en faveur d'un «oui» est de permettre au peuple de protéger l'économie suisse contre le flot de législation imposé à l'international. Chaque semaine, la pile de réglementations de la Berne fédérale augmente de quelque 140 pages, dont une majeure partie provient de l'étranger, a critiqué Mme Martullo-Blocher.

La pression serait constante: législations sur les denrées alimentaires, sur les marchés publics et sur le CO2, régulation de la branche financière, réforme fiscale, indemnisation des frontaliers au chômage, cabotage.

Or, pour le comité, la Suisse tire son avantage économique d'un système libéral et d'une fiscalité modérée. Si elle doit suivre automatiquement les réglementations internationales, ses activités commerciales, sa force d'innovation et sa souplesse seraient compromises.

Pire, selon Benjamin Giezendanner, de l'entreprise de transports homonyme, Berne appliquerait toujours à la lettre les accords passés alors que les autres pays s'en moquent. Dans son viseur, l'exclusion par Rome des entreprises suisses dans le transport international de déchets spéciaux à travers l'Italie.

Jean-François Rime sur la retenue

Parmi les chefs d'entreprises qui ont signé l'appel pour un «oui» à l'initiative, on retrouve les deux soeurs de Mme Martullo-Blocher, Miriam et Rahel ainsi que plusieurs parlementaires fédéraux UDC. Y figure ainsi le président de l'Union suisse des arts et métiers (Usam) Jean-François Rime.

La faîtière nationale a décidé cette semaine de prôner le «non» à l'initiative. Dans les médias romands, le conseiller national fribourgeois a reconnu se trouver dans une situation délicate. Il s'exprimera pour l'initiative mais pas au nom de l'Usam et ne va pas pas beaucoup s'engager.

(ats)

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