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FinancesUne banque chinoise en Suisse d'ici fin 2015

L'industrie suisse a besoin d'une plateforme d'échange du yuan.

Keystone

Eveline Widmer-Schlumpf a consolidé à Pékin la coopération avec la Chine dans le domaine financier. La conseillère fédérale a annoncé vendredi 06 février qu'une banque chinoise ouvrira en Suisse d'ici la fin de l'année, facilitant les investissements helvétiques dans ce grand pays.

Suite à l'entrée en vigueur de l'accord de libre-échange l'an dernier et à la signature d'un nouvel accord de double imposition, l'industrie suisse a besoin d'une plateforme d'échange du yuan. Cela permettra aux entreprises suisses d'investir 150 milliards de yuans par an en Chine, soit quelque 22 milliards de francs.

La banque pressentie pour assurer les opérations de compensation est la China Construction Bank (CCB). Elle pourrait déposer une demande de licence bancaire auprès de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) d«ici deux à trois mois. Ensuite, le processus d'examen dure habituellement environ six mois.

Le choix du lieu où s'établira la banque n'a pas encore été arrêté officiellement. La CCB a d'ores et déjà son favori, a toutefois reconnu la conseillère fédérale. La banque devrait prendre ses quartiers à Zurich ou Genève, avait dit Eveline Widmer-Schlumpf il y a deux semaines, en marge du Forum économique mondial (WEF) à Davos (GR).

Absence de réciprocité

La conseillère fédérale a été reçue au siège de la CCB par le président et son équipe. Les discussions ont porté sur la nature de la licence bancaire suisse. Celle-ci est valable pour toutes les activités bancaires, contrairement à ce qui se pratique en Chine où les licences sont limitées à des activités précises.

Mme Widmer-Schlumpf a évoqué la question de l«absence de réciprocité de la part de la partie chinoise en termes de licences bancaires complètes avec des représentants des milieux financiers suisses en Chine. Les banques suisses établies en Chine ne disposent en effet que de licences partielles.

La question de la réciprocité reste d'actualité. Des discussions ont lieu, mais il n«y a pas d'agenda à l'heure actuelle.

Le G20 de 2016

Au cours de sa visite de travail de deux jours dans la capitale chinoise, la cheffe du Département fédéral des finances (DFF) a été reçue par Zhou Xiaochuan, gouverneur de la banque centrale, la Banque populaire de Chine. Eveline Widmer-Schlump en a profité pour s'assurer du soutien de Pékin en vue de participer au volet financier du G20 en 2016, année de présidence chinoise.

Des discussions essentielles y sont menées, notamment sur l«échange automatique d'information et la protection des données. Ces décisions sont souvent reprises par l'OCDE. La Suisse doit pouvoir intervenir le plus tôt possible dans la discussion, sous peine de se voir imposer des décisions sans pouvoir donner son avis, a expliqué la conseillère fédérale.

Caisses de pension

Eveline Widmer-Schlumpf a également rencontré son homologue Lou Jiwei, ministre des Finances. Les discussions ont porté sur le système suisse de prévoyance et les caisses de pension. La Chine est en train de mettre en place son propre système et observe ce qui se fait ailleurs.

Enfin, la conseillère fédérale a pris part à une cérémonie à l'occasion des festivités qui marqueront tout au long de 2015 les 65 ans de l«établissement des relations diplomatiques entre Berne et Pékin. Dans ce cadre, l'avion solaire Solar Impulse piloté par Bertrand Piccard et André Borschberg devrait faire étape dans les villes chinoises de Chongqing et Nankin.

ats

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