Base de données pour quantifier l’impact d'un aliment

EcologieAgroscope et la société de conseil Quantis ont lancé jeudi une base de données qui permet de connaître la pression que la production de quelque 200 aliments exerce sur l'environnement.

Avec cette base de données, les chercheurs pourront quantifier l'impact de la viande hachée sur l'environnement.

Avec cette base de données, les chercheurs pourront quantifier l'impact de la viande hachée sur l'environnement.

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Il est désormais possible de connaître la pression que la production de steak haché, par exemple, exerce sur l’environnement. Une base de données lancée jeudi par Agroscope et la société de conseil Quantis doit permettre de quantifier les impacts environnementaux de quelque 200 produits alimentaires.

Baptisé «World Food LCA Database», ce projet réunit des spécialistes impliqués dans tous les maillons de la production alimentaire dans le but de réaliser des analyses du cycle de vie des produits, explique la station de recherche Agroscope Reckenholz-Tänikon dans un communiqué. In fine, il s’agit de réduire leur empreinte écologique.

L’idée du projet est née d’un constat: les analyses du cycle de vie sont toujours plus demandées pour évaluer l’empreinte écologique et pour optimiser la production des aliments et des boissons. Or le manque de données cohérentes, transparentes et actualisées pour toute la chaîne de production alimentaire fait cruellement défaut. Il s’agit de l’un des principaux handicaps de cette méthode scientifique, remarque Agroscope.

Prendre des décisions

Des informations fiables sont pourtant nécessaires «pour permettre une prise de décision éclairée au niveau des entreprises comme au niveau des politiques», constatent les deux fondateurs.

La Station fédérale de recherche Agroscope et l’entreprise internationale Quantis, fondée par des équipes de l’EPFL et de l’Ecole Polytechnique de Montréal, ont déjà réussi à associer à leur projet l’Agence française de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie et l’Office fédéral de l’environnement.

Les entreprises internationales Monsanto, Nestlé, Syngenta, Mars, Kraft Food, General Mills, Mondeles International et Yara s’y sont également ralliées, détaille Agroscope. Ce n’est qu’un début. Les deux partenaires cherchent à recruter d’autres groupes actifs dans l’agroalimentaire.

Rentabilité et durabilité

«La motivation principale des partenaires est la possibilité d’effectuer des analyses du cycle de vie rentables à un niveau de qualité très élevé», explique Gérard Gaillard, responsable du groupe de recherche concerné à l’Agroscope, cité dans le communiqué. De plus, le projet permet à l’industrie agroalimentaire et aux autorités publiques de collaborer dans le développement de systèmes de production durables et de mieux informer les consommateurs. Les données récoltées seront publiques. Le projet devrait être achevé en 2015. (ats/nxp)

Créé: 08.08.2013, 12h26

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