Passer au contenu principal

Covid-19Berne va aussi aider les start-up

Le Conseil fédéral a décidé que les start-up en difficultés en raison du virus, pourraient bénéficier d'un cautionnement jusqu'à 1 million de francs.

Les start-up vont aussi recevoir de l'aide du Conseil fédéral.
Les start-up vont aussi recevoir de l'aide du Conseil fédéral.
archive/photo d'illustration, Keystone

Les start-up souhaitant une aide en matière de liquidités pourront en faire la demande. Chacune pourra bénéficier d'un cautionnement jusqu'à un million de francs, a déclaré lundi la secrétaire d'Etat à l'économie après avoir fait le point à la huitième semaine de crise.

Les start-up pourront déposer leur demande dès jeudi jusqu'au 31 août, a dit Marie-Gabrielle Ineichen-Fleisch devant les médias à Berne. Canton, Confédération et Innosuisse, l'organe ad hoc de l'Etat, l'évalueront selon une procédure définie. La Confédération garantira 65% du crédit, les cantons le reste avec la possibilité pour eux d'en négocier une partie avec des tiers.

Si leur dossier est accepté, les start-up pourront demander un prêt garanti à n'importe quelle banque. Le montant total garanti ne peut dépasser un tiers des frais de fonctionnement de la start-up 2019, selon Seco. Le volume total des garanties est lui de 154 millions de francs.

Les cantons de Vaud et de Neuchâtel ont été les premiers à confirmer leur participation aux mesures de soutien aux start-up, a précisé le Seco dans un communiqué.

Le 22 avril, le Conseil fédéral a décidé d'utiliser le système de cautionnement pour soutenir les start-up prometteuses rencontrant des problèmes de liquidités liés au coronavirus. L'accès de ces entreprises aux crédits bancaires sera ainsi facilité par les organisations de cautionnement reconnues par la Confédération.

Appel possible à des experts

A la différence de la procédure classique valable pour le cautionnement des PME, la start-up dépose une demande de cautionnement sur le site internet easygov. Cette dernière est transmise, accompagnée des documents requis, au canton participant dont une instance examine les conditions et transmet son évaluation à l'organisme de cautionnement compétent.

Ce dernier prend la décision d'octroyer ou non le cautionnement en tenant compte de l'évaluation de l'instance désignée par le canton. Sur cette base, l'entreprise peut solliciter un crédit cautionné auprès de n'importe quelle banque.

Afin d'évaluer les demandes, les services cantonaux peuvent faire appel à un comité d'experts coordonné par Innosuisse. Ces spécialistes évalueront les entreprises qui soumettent une demande pour savoir si elles se qualifient en tant que start-up fondées sur la science ou la technologie.

Les start-up éligibles doivent présenter de graves difficultés économiques suite à la pandémie de Covid-19 et souffrir de problèmes de liquidités. Elles doivent en outre être basées dans un canton participant et avoir été fondées entre le 1er janvier 2010 et le 1er mars 2020.

Ces entreprises, sociétés anonymes ou sociétés à responsabilité limitée (Sàrl) ne doivent en outre pas se trouver en faillite, ni bénéficier d'une procédure concordataire ou encore se trouver en liquidation.

Baisse de la production de 25%

A la huitième semaine de crise, Mme Ineichen-Fleisch a fait un tour d'horizon de la situation, chiffres à l'appui. Plus de 1,91 million de personnes actives dans 187'000 entreprises ont été annoncées pour bénéficier du chômage partiel, qu'elles n'ont encore pas touché. C'est historique, a-t-elle ajouté précisant que, «malgré toutes les mesures prises, nous ne pouvons pas aider tout le monde».

Le Seco a constaté un recul du produit intérieur brut de 6,7% et une baisse de la production de 25%, équivalent à 50 millions de francs par jour. Pour y faire face, les pouvoirs publics ont engagé des crédits transitoires à hauteur de 40 milliards de francs, a-t-elle ajouté. Un engagement public en étroite collaboration avec les partenaires sociaux, s'est félicité la secrétaire d'Etat.

Le Seco garde un oeil sur l'évolution de l'économie mondiale dont dépendent beaucoup les entreprises suisses. Elle ne reprendra que très peu dans le trimestre qui vient. Les capacités de production en Suisse devraient ainsi être sous-utilisées, prévoit la secrétaire d'Etat.

ats

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.