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Israël-PalestineBerne se dit pour une solution à deux Etats

Après la polémique engendrée par les propos d'Ignazio Cassis, le Conseil fédéral a répété lundi devant le National sa position sur le conflit israélo-palestinien.

Ignazio Cassis s'était interrogé dans plusieurs médias sur l'aide réelle de l'Agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) qui, a ses yeux, pouvait constituer insidieusement un obstacle à la paix au Proche-Orient.
Ignazio Cassis s'était interrogé dans plusieurs médias sur l'aide réelle de l'Agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) qui, a ses yeux, pouvait constituer insidieusement un obstacle à la paix au Proche-Orient.
Keystone

Le Conseil fédéral réexamine régulièrement son engagement humanitaire. C'est de son contexte que les propos polémiques sur l'UNRWA d'Ignazio Cassis doivent être compris, selon lui. Le gouvernement a répété lundi devant le National sa position concernant le conflit israélo-palestinien.

Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) s'était interrogé dans plusieurs médias alémaniques sur l'aide réelle de l'Agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) qui, a ses yeux, pouvait constituer insidieusement également un obstacle à la paix au Proche-Orient.

Justifiant ses propos, Ignazio Cassis avait indiqué que tant que les Palestiniens vivront dans des camps de réfugiés, ils caresseront le rêve de rentrer un jour dans leur patrie (...) et «qu'il est irréaliste d'imaginer un retour pour tous». Le chef de la diplomatie suisse privilégiait une intégration des réfugiés de longue date dans les pays où ils résident.

Mise au point

Suite à la bronca soulevée par ces propos, le Conseil fédéral était déjà intervenu pour rappeler le soutien de la Suisse à l'UNRWA mais qu'il était du devoir de Berne, en tant que contributeur, de réfléchir sur l'avenir de cette organisation.

Ces propos ont été réitérés par le DFAE devant la salve d'interventions déposée lors de l'heure des questions au National. L'UNRWA continue de jouer une rôle-clé pour la stabilité dans la région et dans le combat contre la radicalisation, souligne-t-il.

L'attrait de la Genève internationale est fortement ancré et vit en particulier de discussions ouvertes et ciblées sur des solutions concernant les questions d'actualité mondiale. Si la Suisse s'est abstenue au Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur l'envoi d'une commission d'enquête sur les violences israéliennes à Gaza, c'est que le texte de la résolution n'était pas équilibré à ses yeux.

Deux Etats

Pour le reste, le Conseil fédéral a rappelé son soutien à une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, selon le droit international et les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Il continue d'appuyer une solution négociée à deux Etats, basée sur les frontières de 1967.

Un règlement du conflit doit aussi passer par une solution juste, globale et négociée du problème des réfugiés palestiniens. Le gouvernement souligne en outre rappeler régulièrement chaque partie à ses obligations. Si l'initiative de Genève n'a pas permis de déboucher sur une solution négociée, elle a fourni une impulsion utile.

La solution à deux Etats a par ailleurs été évoquée par Ignazio Cassis invité par la section tessinoise de l'Association Suisse-Israël à l'occasion de la «Journée pour Israël» à Lugano. Le ministre des affaires étrangères a alors réitéré les félicitations que le Conseil fédéral a déjà adressées le 14 mai à l'Etat d'Israël pour les 70 ans de son existence.

ats

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