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Berne intervient dans la restructuration de La Poste

La chambre du peuple demande au Conseil fédéral de légiférer

Keystone

Il faut intervenir dans la restructuration de La Poste. Jeudi, le Conseil national a adopté, par 168 voix contre 12, une motion du Conseil des États en ce sens. Selon ce texte, le Conseil fédéral devra exiger de l’ex-régie un schéma de planification du réseau postal et soumettre au parlement une révision de la loi, pour tenir davantage compte des particularismes régionaux dans les critères définissant le service public. Une pierre supplémentaire dans le jardin d’une entreprise déjà dans la tourmente, depuis les révélations sur les manœuvres comptables de CarPostal.

«La question du réseau des offices postaux a déjà fait largement débat», commente le rapporteur de la commission Philipp Hadorn (PS/SO). Si le géant jaune s’est engagé à améliorer la communication et à assurer la participation des cantons, régions et communes concernés, l’élu estime que cela n’a pas forcément été suivi des effets escomptés. Plus modéré, l’autre rapporteur de la commission, Frédéric Borloz (PLR/VD), ajoute: «Nous ne voulons pas figer la situation, mais que les choses soient planifiées en toute transparence.»

Grand défenseur du maintien des offices postaux, Mathias Reynard (PS/VS) rappelle qu’en 2005, il y en avait 2400 dans le pays. Aujourd’hui, on en compte 1400. Et La Poste projette de passer à 800. La ministre en charge du dossier, Doris Leuthard, rétorque que si des offices disparaissent, des agences ouvrent avec des horaires étendus. Le nombre de points d’accès doit être augmenté d’ici à 2020, souligne le gouvernement. Et puis, les citoyens sont satisfaits de la situation actuelle.

Selon Doris Leuthard, le géant jaune aurait sans doute dû parler davantage avec les communes concernées. Mais à ses yeux, la motion est inutile. «La Poste respecte les exigences de la loi. Si les politiciens estiment que ces critères doivent être changés, c’est à eux d’agir», argumente la conseillère fédérale. Avant de rappeler que le volume des lettres est en baisse, et que le déficit atteint 200 millions de francs.

Le Conseil fédéral n’a donc pas été entendu. «Pour La Poste, le vent a tourné», commente Mathias Reynard à l’issue du vote. Le syndicat Transfair, exige de son côté un gel des fermetures «en attendant que la transparence soit établie et que le parlement ait redéfini les critères politiques de service public pour le réseau postal».

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