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MarineBerne perd 200 millions dans sa flotte maritime

Certains navires de haute mer sont devenus non rentables et coûtent très cher à la Suisse, soit 33'ooo francs par jour.

L'un des cargos qui n'est plus rentable.
L'un des cargos qui n'est plus rentable.
BWL/ Michael Eichmann

La Suisse n'a peut-être pas de littoral maritime mais elle possède une belle flotte: 50 cargos exploités par 6 compagnies de navigation sous la surveillance du Département de l’Économie. Coût pour notre pays: 1,1 milliard de francs sous le forme d'un crédit-cadre de cautionnement de la part de la Confédération. Leur raison d'être? Assurer l'approvisionnement de la Suisse en biens et produits de première nécessité dans les situations d'urgence ou de guerre. Mais certains de ces navires de haute mer ne sont plus rentables et engendrent de lourdes pertes pour notre pays.

Selon l'Aargauer Zeitung, qui consacre un large article vendredi à ce sujet, la Suisse a adopté une stratégie du chasseur avec sa flotte maritime ces 20 dernières années, «à la manière de l'ancienne Swissair avant le grounding», précise le journal. Les crédits ont été augmentés avec l'aval du Parlement de 750 millions, et le nombre de cargos exploités est passé de 23 à 50.

Un marché qui s'effondre

Le problème, c'est qu'aujourd'hui le marché du frêt maritime s'est effondré. Et le chef de l'Economie, Johann Schneider-Ammann, a présenté à ses collègues du Conseil fédéral en décembre dernier des chiffres «épouvantables».

Concrètement, c'est le surendettement d'un exploitant de cargo, le groupe schwyzois SCL-/SCT, qui coule les chiffres de la Confédération. Un groupe qui possède 12 navires, dont 8 cargos et 4 pétroliers. Hic: ils font perdre à Berne entre 175 et 200 millions par an.

Du coup, Johann Schneider-Ammann veut se séparer de cette flotte en «douceur» mais dans les 4 à 6 prochains mois si possible, et vendre au plus vite les navires à un nouveau propriétaire suisse. Une proposition acceptée par ses collègues.

Car le temps presse, souligne le journal. Car Berne paie un lourd tribut à cette situation. Depuis novembre, les navires n'arrivent en effet à se maintenir à flot qu'avec l'aide du crédit de cautionnement de la Confédération. Une aide qui coûte, selon l'Aargauer Zeitung, entre 500'000 et un million de francs par moism soit près de 33'000 francs par jour.

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