Passer au contenu principal

Berne reporte indéfiniment ses directives sur la 5G

Le développement de la 5G en Suisse semble au point mort, du fait des retards de l'administration et des craintes de la population.

Une antenne 5G à Oerlikon (ZH).
Une antenne 5G à Oerlikon (ZH).
Keystone

Au coeur du problème, réside la nécessaire mise en place de méthodes de mesures concrètes permettant le déploiement du réseau 5G. Aujourd'hui, les cantons délivrent parfois des autorisations pour des installations, même si le respect des valeurs-limites ne peut pas encore être vérifié. L'Office fédéral de l'environnement (OFEV) n'a pas non plus encore publié de règlement d'application.

Les cantons sont ainsi toujours en attente d'aide à l'exécution. Dans une lettre qui leur a été adressée à la fin janvier, la Confédération a déclaré continuer à travailler sur des directives techniques, mais ne peut pas donner de calendrier pour leur publication. L'élaboration des lignes directrices devrait prendre «encore un certain temps».

Tests en conditions réelles

Ce mardi, l'OFEV a confirmé à Keystone-ATS ces informations publiées dans la «Neue Zürcher Zeitung» (NZZ). Le gouvernement justifie ce délai notamment par la nécessité de réaliser des tests en conditions réelles. Il n'existe pour l'instant pas de norme mondiale que l'OFEV pourrait utiliser pour sa recommandation. Les aides à l'exécution seront de plus adaptées aux méthodes de mesure actuellement développées par l'Institut de métrologie (Metas).

Les opérateurs de télécommunications ont déjà reçu il y a un an les licences pour un réseau 5G sur l'ensemble du territoire. Le fait que son utilisation soit encore limitée fait l'objet de critiques dans les cantons. «Nous attendons de la Confédération qu'elle nous fournisse le plus rapidement possible les conditions-cadres nécessaires pour pouvoir travailler», a déclaré à la NZZ Jean-François Steiert, le conseiller d'Etat fribourgeois directeur de l'aménagement, de l'environnement et des constructions.

Rayonnement

Par exemple, le calcul de l'exposition aux radiations engendrées par des antennes adaptatives n'est pas clair. Ces antennes émettent un rayonnement de téléphonie mobile de manière dirigée et peuvent pendant une courte période entraîner une exposition plus élevée. Le gouvernement travaille depuis un certain temps sur des recommandations sur la question. En attendant, les opérateurs ne peuvent pas utiliser ces nouvelles antennes.

C'est pourquoi le PDG de Swisscom, Urs Schaeppi, a appelé à plusieurs reprises ces derniers mois les responsables politiques à agir. Neuf antennes sur dix ne peuvent pour l'instant pas être modernisées car elles sont déjà à la valeur limite de la protection contre les radiations. Cela pose un problème non seulement pour la 5G, mais aussi pour la norme précédente de la 4G.

Les opposants à la 5G affirment que cette technologie sera imposée à l'ensemble de la population suisse sans débat démocratique. Ils demandent un moratoire national jusqu'à ce que les conséquences à long terme de cette technologie sur la santé et l'environnement soient clairement établies.

(ats)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.