Berne soutiendra encore les stands de tir

SuisseL'assainissement des stands de tir continuera à être financé par la Confédération.

Les adeptes du tir sont soutenus par l'UDC et le PLR.

Les adeptes du tir sont soutenus par l'UDC et le PLR. Image: Keystone

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Les sites historiques utilisés pour des tirs dans le sol après 2020 devraient continuer de recevoir un coup de pouce financier pour leur assainissement. La gauche s'oppose toutefois à ce projet de la Commission de l'environnement du Conseil national mis en consultation jusqu'à mercredi.

Les mesures d'assainissement peuvent bénéficier d'indemnités fédérales, dit la loi sur la protection de l'environnement. La Confédération ne soutient toutefois les démarches que sur les sites où on ne tire plus dans le sol à partir de 2021.

Tirs interdits

Cette règle a poussé le Canton de Berne à interdire purement et simplement les tirs concernés à partir de cette date, s'est ému Adrian Amstutz (UDC/BE), qui a lancé une initiative parlementaire. Il demande à continuer de soutenir l'assainissement des sites pollués également après cette date.

Selon le projet de la commission, le couperet fédéral devrait définitivement être levé pour les sites (tir en campagne ou tir historique) où l'on ne tire pas plus d'une fois par an. Plus question de poser comme condition qu'aucun tir dans les buttes n'y soit pratiqué après 2020.

Il faudra toutefois que les manifestations concernées aient déjà été organisées avant cette date butoir. Le texte prévoit par ailleurs que des contributions fédérales puissent être accordées à des mesures de protection des sols, comme des récupérateurs de balles lorsqu'il s'agit de tirs historiques. Cette mesure ne concerne pas les tirs en campagne.

Incohérence dénoncée

Lors de la consultation qui s'est achevée mercredi, la gauche a exprimé son opposition à ces plans. Pour Les Verts, continuer de soutenir l'assainissement de sites contaminés va à l'encontre des principes de la protection de l'environnement si les tirs s'y poursuivent, créant une nouvelle pollution.

Les écologistes rejettent aussi le projet pour des raisons de santé. Les quantités de métaux lourds peuvent provoquer en une seule journée de tir en campagne une pollution égale à celle causée par un stand de tir en une année. De plus, le projet entraîne des dépenses supplémentaires et une application compliquée.

Pour le PS aussi, il est irresponsable face à l'homme, aux animaux et à l'environnement de continuer à tirer dans le sol vu la dangerosité des métaux lourds. Si le projet venait à être concrétisé, les deux partis demandent de prolonger de 2020 à 2028 au maximum le délai dans lequel les tirs dans le sol doivent cesser.

Coup de grâce

La Fédération sportive suisse de tir voit les choses d'un tout autre oeil. La loi sur la protection de l'environnement a sonné les glas de plusieurs manifestations, souligne-t-elle.

Au prochain tir de Morgarten, le 15 novembre, il faut compter 600'000 francs de dépenses rien que pour assainir les pare-balles et 300'000 pour installer un système de pare-balles artificiels, avance la fédération. Le projet est donc vital pour le maintien de certaines traditions.

Les adeptes du tir sont soutenus par l'UDC et le PLR. Les modifications proposées permettent à des sites pollués d'obtenir des subventions, pour autant qu'un seul événement y soit organisé par an.

Les indemnités fédérales de 600'000 à 800'000 francs par an sont en outre peu élevées, estime l'UDC. Le PLR demande, lui, que les associations organisent leurs rendez-vous si possible sur des sites déjà assainis. (ats/nxp)

Créé: 23.10.2018, 15h17

Pour une correction des indemnités fédérales

Les cantons ne devraient plus recevoir un soutien fédéral forfaitaire pour l'assainissement des installations de tir. La commission de l'environnement du Conseil des Etats appelle à l'unanimité le plénum à soutenir une motion du National qui souhaite fixer le dédommagement à 40% des coûts imputables.

Pour l'instant, les indemnités versées pour l'assainissement des installations de tir à 300 mètres sont fixées à 8000 francs par cible. Fixé de manière à simplifier la procédure d'indemnisation, ce montant correspondait à 40% de 19'000 francs, soit la somme moyenne des coûts totaux estimée à l'époque où le forfait a été introduit.
Or, il s'avère aujourd'hui que les coûts de la plupart des travaux d'assainissement sont plus élevés que prévu. Le montant forfaitaire ne couvre parfois que 10% de ces coûts. La commission considère donc ainsi qu'il serait judicieux de revenir à la règle des 40%, a-t-elle communiqué mardi.

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