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Berne veut punir plus durement le viol

Le Conseil fédéral veut deux ans de prison minimum pour les auteurs, et élargit la définition du viol à plusieurs autres actes sexuels.

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga (au centre) veut adapter les peines encourues pour les auteurs de viol.
La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga (au centre) veut adapter les peines encourues pour les auteurs de viol.
Keystone

Après l’affaire Weinstein et la vague #MeToo, la décision prend une ampleur symbolique. Le Conseil fédéral veut doubler la peine minimale pour viol. Si le parlement donne son accord, les coupables passeront au moins deux ans derrière les barreaux.

«Il y a des peines qui ne sont plus en adéquation avec les attentes de la société. Il faut les adapter», a expliqué mercredi Simonetta Sommaruga, ministre de la Justice. Et de rappeler que les victimes de violences sexuelles souffrent longtemps de séquelles physiques ou psychologiques. Des victimes qui sont souvent des femmes et des enfants. Pour ces derniers, il est prévu d’instaurer une peine de prison minimale de 1 an pour tout acte sexuel commis sur un mineur de moins de 12 ans.

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