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Berset appelle à résister au beau temps en avril

Alors que la pandémie poursuit son avancée, le ministre de la santé Alain Berset appelle à la prudence à la veille des vacances de Pâques.

Coronavirus: premier drive-in en Suisse.

«Ce mois d'avril sera inhabituel cette année», a déclaré le ministre de la santé mardi aux médias après avoir visité un «drive-in» de tests à Lucerne. Conscient que la venue de températures clémentes donne envie de sortir de chez soi pour profiter ensemble du beau temps, il a appelé la population à résister à la tentation: «Nous devons nous montrer endurants dans la solidarité.»

Rappelant que le nombre de cas de coronavirus continue d'augmenter en Suisse, Alain Berset a souligné que la situation demandait de la flexibilité. Dire quelles mesures pourraient être prises après Pâques n'est ainsi pas encore possible. «Les mesures peuvent être adaptées à tout moment. Nous devons rester flexibles», a-t-il déclaré. Il en va de même pour les écoles.

Vivre au ralenti

Seule certitude, il n'y aura pas de retour à la normale en Suisse dès le 20 avril, au lendemain de la période de fermeture des établissements publics et privés décrétée à la mi-mars par Conseil fédéral. C'est «illusoire», a souligné le chef du département de l'intérieur.

Un retour à la normale après le 19 avril, date butoir des mesures actuelles prises en Suisse contre le coronavirus, est «illusoire». Le conseiller fédéral Alain Berset appelle la population à se montrer «endurante dans sa solidarité», malgré l'arrivée des beaux jours.

«La Suisse continue de vivre, mais elle vit au ralenti, aussi dans le domaine de la vie sociale», a commenté Alain Berset. «Nous verrons quelles mesures feront sens à l'avenir. Chaque pays décide des mesures qui lui semblent les plus adaptées», a-t-il répondu à une journaliste évoquant le cas de la Suède, dont les mesures sont moins contraignantes tout en restant efficaces.

Pour le Conseil fédéral, il est primordial que les mesures qu'il décide soient susceptibles d'être acceptées par la population, a répété une nouvelle fois le Fribourgeois.

Vague passée au début de l'été

La Confédération concède tout de même un point de repère à l'horizon: la vague de cas de coronavirus devrait appartenir au passé au début de l'été, estime Daniel Koch, responsable des maladies transmissibles à l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), présent lui aussi à Lucerne. Les mesures contraignantes seront assouplies «dès que la situation le permettra».

Le coronavirus n'aura alors pas disparu du radar pour autant. Certaines mesures de protection devront être maintenues à plus long terme.

Le «drive-in», exemple de fédéralisme

Concernant sa visite, Alain Berset s'est montré impressionné par l'installation lucernoise permettant de se faire tester au coronavirus sans descendre de sa voiture. Situé en marge de la ville, sur les plaines de l'Allmend, elle accueille toute personne envoyée par son médecin. De cette manière, «on soulage les hôpitaux et on économise du matériel», s'est réjoui le conseiller fédéral.

A l'image de ce «drive-in», la multiplicité des solutions trouvées par les cantons pour faire face à la crise du coronavirus est «une qualité de la Suisse», a salué le ministre socialiste. «Une situation exceptionnelle ne signifie pas le centralisme, mais avec des décisions rapides de la Confédération et une collaboration étroite avec les cantons.» Et Alain Berset d'ajouter: «Le fédéralisme et la solidarité fonctionnent en Suisse.»

(ats)

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