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Le Credit SuisseUrs Rohner se sent «blanc comme neige»

«L'accord avec Washington a été difficile à conclure», a affirmé le président du conseil d’administration mardi matin à la radio.

«Personnellement, nous nous sentons blancs comme neige», a dit mardi Urs Rohner.
«Personnellement, nous nous sentons blancs comme neige», a dit mardi Urs Rohner.
Keystone

Le président du conseil d'administration du Credit Suisse, Urs Rohner, ne se considère pas comme personnellement responsable dans l'attitude coupable du numéro deux bancaire helvétique aux Etats-Unis. Son constat vaut aussi pour le directeur général, l'Américain Brady Dougan.

«Personnellement, nous nous sentons blancs comme neige», a dit mardi Urs Rohner sur les ondes de la radio publique alémanique SRF. Quant à savoir si toute la banque a la conscience tranquille, c'est une autre question, a précisé le président du conseil d'administration.

«Nous avions des règles internes que nous nous imposions pour respecter le droit des autres Etats», a ajouté Urs Rohner. Ce dernier s'est encore dit déçu par le fait que ces règles n'ont pas été tenues.

La direction assume cependant la responsabilité et continuera à le faire. L'accord avec Washington a été difficile à conclure, en raison des divergences entre le droit américain et suisse concernant la divulgation de données bancaires.

Amende salée

Les Etats-Unis auraient voulu des données de clients. Ce qui dans le cas du Credit Suisse, contrairement à UBS en 2009, n'était pas possible, a indiqué le président du numéro deux bancaire helvétique. D'où notamment le montant élevé de l'amende de plus de 2,8 milliards de dollars.

Selon Urs Rohner, il ne devrait plus avoir d'autres cas impliquant la dénonciation devant la justice de collaborateurs du Credit Suisse, sur la base des situations déjà connues. L'échange automatique d'information et la stratégie de l'argent propre sont la seule solution viable pour la place financière suisse, a-t-il insisté.

Pas de démission pour Dougan

«Nous nous attendons à très peu d'impact sur nos affaires», a assuré mardi le directeur général du Credit Suisse, Brady Dougan, en conférence téléphonique. L'Américain dit n'avoir jamais considéré démissionner en lien avec le conflit fiscal avec les autorités américaines.

«Nous avons travaillé très dur à régler cette affaire. Nous avons fait un bon travail. Personnellement, j'en ai fait une priorité», a déclaré Brady Dougan. A la tête du numéro deux bancaire helvétique depuis 2007, le directeur général ajoute «rester très engagé» pour le Credit Suisse.

Déclarations tronquées

En vertu de l'accord annoncé dans la nuit de lundi à mardi, la banque a plaidé coupable d'avoir volontairement conseillé et aidé des clients américains à préparer des «déclarations fiscales tronquées» et échapper aux impôts aux Etats-Unis. Elle va au total payer une amende record de 2,815 milliards de dollars (2,51 milliards de francs).

«Nous regrettons profondément les manquements dans le cadre des anciennes affaires transfrontières américaines, qui ont conduit au présent règlement», a répété Brady Dougan. Il s'est déclaré heureux que cette affaire judiciaire et réglementaire, la «dernière» pour le Credit Suisse, soit du passé.

ats

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