Bruxelles s'inquiète du boycott des syndicats

SuisseL'Union européenne veut continuer les négociations sur un accord-cadre alors que les syndicats montrent les muscles pour défendre les mesures d'accompagnement.

Paul Rechtsteiner et l'USS ont été très clair: pas touche aux mesures d'accompagnement.

Paul Rechtsteiner et l'USS ont été très clair: pas touche aux mesures d'accompagnement.

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Les turbulences internes en Suisse sur les mesures d'accompagnement n'impressionnent pas l'Union européenne (UE). Bruxelles reconnaît cependant que le boycott des syndicats helvétiques ne facilite pas les négociations sur un accord-cadre.

Il s'agit d'un processus interne à la Suisse, sur lequel l'UE ne peut pas se prononcer, a déclaré Mina Andreeva, porte-parole de la Commission européenne, jeudi devant la presse à Bruxelles. La Commission s'est beaucoup et longuement investie dans les négociations et elle est prête à les poursuivre.

La porte-parole n'a en revanche pas voulu s'exprimer sur le rôle des mesures d'accompagnement dans ces négociations. Pour l'UE, il est clair que celui qui veut faire des affaires sur ce marché doit s'en tenir aux règles en vigueur, a-t-elle dit.

Les attentes de la commission restent les mêmes, a ajouté Mme Andreeva. Les règles de l'accord sur la libre circulation des personnes doivent s'appliquer sans discrimination, et c'est ce que vise l'UE dans les négociations sur un accord-cadre.

Mercredi, l'Union syndicale suisse et Travail.Suisse ont annoncé qu'ils ne participeraient pas à la consultation organisée par le Département fédéral de l'économie (DFER) auprès des partenaires sociaux et des cantons. Pour eux, les mesures d'accompagnement ne sont pas négociables et la protection des salaires ne doit pas être sacrifiée au profit de l'accord-cadre avec l'UE.

Réunion maintenue

Les syndicats sont convaincus que le chef du DFER Johann Schneider-Ammann est prêt à céder sur les lignes rouges fixées par le Conseil fédéral. Malgré le coup des syndicats, le conseiller fédéral a maintenu la réunion de jeudi autour des mesures d'accompagnement avec les représentants des employeurs et des cantons. Le résultat de ces discussions, de nature purement techniques, ne sera pas médiatisé, ont fait savoir les participants.

Les mesures d'accompagnement à la libre circulation des personnes sont le principal point d'achoppement des négociations sur un accord-cadre entre la Suisse et l'UE. Les Européens s'insurgent surtout contre la règle dite des huit jours qui oblige les entreprises européennes à annoncer une semaine à l'avance leurs missions en Suisse et à s'acquitter d'une caution.

Ils souhaitent que Berne les abandonne au profit de la nouvelle directive européenne sur les travailleurs détachés. Bruxelles a déjà imposé à l’Autriche et au Luxembourg de renoncer à une partie de leurs mesures de protection des salaires. (ats/nxp)

Créé: 09.08.2018, 16h15

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