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SuisseBudget: Ueli Maurer se trompe de 2,6 milliards

La Confédération a clos l'exercice 2018 avec un excédent de 2,9 milliards de francs au lieu des 300 millions budgétés.

Ueli Maurer aurait-il des problèmes en calcul? En effet, le ministre des Finances doit informer ce mercredi ses collègues du Conseil fédéral au sujet des comptes de l'État. Des comptes qui enregistreraient, selon le «Tages-Anzeiger», un excédent de 2,9 milliards de francs au lieu des 300 millions prévus au budget. Soit 10 fois plus qu'escompté.

Selon le «Tagi», il s'agit d'un record absolu. Jamais la Confédération n'avait enregistré des chiffres pareils depuis 2010. Et ils ont des conséquences positives sur la dette publique. Pour la première fois depuis les années 1990, la dette brute est passée sous la barre des 100 milliards. Rien que l'an dernier, l'administration fiscale a pu la réduire de 5 milliards. Et depuis 2005, l'endettement a été réduit de 30 milliards de francs en tout. L'endettement brut se monte désormais à 15%, son plus bas niveau depuis 1992.

Comme en 2017, ce résultat réjouissant est dû à l'évolution des recettes et à la discipline stricte suivie en matière de dépenses, explique le Conseil fédéral. Il est dû à deux facteurs. D'une part, l'administration a dépensé près de 500 millions de moins que prévu. D'autre part, la Confédération a perçu 2,2 milliards de recettes en plus qu'estimé, dont 1,6 milliard au titre de l'impôt anticipé.

Pour supprimer des services publics

Malgré ces chiffres excellents, certains parlementaires grincent des dents. «C'est incroyable», s'exclame la conseillère nationale socialiste Mattea Meyer. «Chaque année, le parlement adopte de nouveaux programmes de démantèlement alors qu'à la fin, l'excédent est gigantesque.» Pour elle, il n'y a pas de coïncidence: «Les recettes sont estimées de manière pessimiste afin de pouvoir supprimer des services publics importants au détriment de la population», croit-elle.

La différence entre le budget et les comptes est effectivement énorme, admet à son tour le sénateur PDC et fiscaliste Erich Ettlin. «Depuis plusieurs années, la Confédération sous-estime ses recettes. Il faut observer cela de près», dit-il au «Tagi». Mais l'administration ne peut pas se contenter de prévoir des budgets plus optimistes, selon lui. «Ce n'est pas forcément plus précis.»

Mattea Meyer admet qu'il est difficile d'établir des prévisions précises en matière d'impôt à la source. Mais pour elle, la Confédération ne fait pas assez d'efforts. «J'attends que les services d'Ueli Maurer aillent au fond des choses. Nous devons savoir où nous en sommes.» Le sénateur PLR Philipp Müller, quant à lui, refuse de critiquer et préfère se réjouir. Ces bons résultats permettront, selon lui, de faire face aux dépenses qui attentent la Confédération, notamment en ce qui concerne l'AVS et le 2e pilier.

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