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Suisse-TurquieBurkhalter a appelé son homologue turc

Avant l'annulation de la visite prévue dimanche dernier, Didier Burkhalter et Mevlüt Cavusoglu ont échangé sur des questions de sécurité.

Didier Burkhalter a également expliqué au ministre turc que la liberté d'expression est une valeur fondamentale pour la Suisse. (lundi 13 mars 2017)
Didier Burkhalter a également expliqué au ministre turc que la liberté d'expression est une valeur fondamentale pour la Suisse. (lundi 13 mars 2017)
Archives, AFP

Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a eu samedi «plusieurs échanges téléphoniques et par sms» avec Mevlüt Cavusoglu. Le ministre turc des affaires étrangères était attendu dimanche en Suisse pour vanter la réforme de la Constitution promue par le président Recep Tayyip Erdogan, visite qu'il a finalement reportée.

«M. Burkhalter a expliqué la position des autorités suisses de manière factuelle, sans donner de recommandations particulières», a indiqué lundi à l'ats le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE), revenant sur un article paru lundi dans le journal alémanique Nordwestschweiz.

Berne avait estimé jeudi qu'aucun élément ne justifiait l'interdiction de la visite de M. Cavusoglu, malgré les inquiétudes des autorités zurichoises. Un rassemblement prévu à l'hôtel Hilton à Opfikon (ZH) avait toutefois été annulé par l'établissement.

L'ambassadeur de Turquie en Suisse a finalement informé le DFAE du report de la visite en fin d'après-midi samedi, précise le Département. Ce dernier ne sait pas si une nouvelle visite aura lieu avant le référendum constitutionnel turc du 16 avril.

La sécurité doit être assurée

Lors des discussions avec M. Cavusoglu samedi, Didier Burkhalter a notamment expliqué à son homologue que la liberté d'expression est une valeur fondamentale pour la Suisse, indiquant qu'elle devait également être appliquée en Turquie.

Le conseiller fédéral a précisé que rien ne s'opposait à ce qu'un ministre turc s'exprime à titre privé devant sa communauté, mais que la sécurité d'une telle intervention devait pouvoir être assurée. Il a également signalé à M. Cavusoglu qu'en fonction de l'évolution de la situation sur le plan de la sécurité, un changement de programme était possible à tout moment.

Rôle de médiateur

En outre, alors que la Turquie a convoqué lundi le chargé d'affaires de l'ambassade des Pays-Bas à Ankara pour lui remettre une plainte relative au comportement de la police néerlandaise en fin de semaine à Rotterdam, un éventuel rôle de médiatrice de la Suisse serait à discuter. «Pour que la Suisse joue un tel rôle, il faudrait que la Turquie et les Pays Bas le lui demandent», indique le DFAE.

Dans une note diplomatique, le ministère turc des affaires étrangères considère que l'intervention policière contre des manifestants qui s'étaient rassemblés samedi soir devant le consulat de Turquie à Rotterdam était disproportionnée. Il réclame des sanctions.

ats

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