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NeuchâtelBurkhalter: «Mes ennuis de santé m’ont un peu freiné»

Didier Burkhalter a fait paraître son 3e ouvrage, un roman, format inhabituel pour un politicien, «L'écriture constitue pour moi une description de l'idéal. La forme du roman s'est donc imposée tout naturellement», explique-t-il.

Avant de parler écriture, la volte-face mercredi du Conseil fédéral, qui renonce finalement à libéraliser les exportations d'armes, rappelle à quel point vous même étiez opposé à cette libéralisation à l'époque. Que pensez-vous de ce revirement?

«Aujourd'hui, je suis convaincu que la politique et l'écriture sont deux manières complémentaires de mettre en valeur ce qui nous tient le plus à cœur.»

Vous avez quitté le Conseil fédéral il y a un an exactement. La politique ne vous manque-t-elle pas?

«Mer porteuse» est votre 3e livre depuis votre départ de Berne fin octobre 2017. Vous vous ennuyez à ce point loin du Palais fédéral?

Ce livre est un roman d'aventures avec comme thématique l'océan, porteur de destins de plusieurs personnages que l'on suit sur plusieurs décennies. On est bien loin de la tranquillité du lac de Neuchâtel et des montagnes du Jura!

Votre livre démarre avec un couple de héros bretons, Gwellouen et Kaelig, qui émigrent au Nouveau Monde la fin du 19e siècle. Avec en toile de fond l'histoire réelle des émigrants et l'avènement de l'ère moderne. Qu'est-ce qui vous a motivé à écrire sur ces thèmes ?

Vous abordez dans votre roman la question de l'immigration, l'horreur de la guerre, le sens de l'honneur, les études, les enfants abandonnés, l'adoption… Des thèmes qui sont chers à l'humaniste que vous êtes. Avez-vous cherché à faire passer un message?

On sent au travers de vos lignes un besoin d'écrire, une certaine jouissance à jouer avec les mots, à aligner les adjectifs et les phrases souvent lyriques... Que représente l'écriture pour vous aujourd'hui? Avez-vous des modèles?

Écrire des livres semble très à la mode chez les politiciens. Joseph Deiss vient de publier un ouvrage, Oskar Freysinger l'a fait aussi récemment, tout comme bien d'autres encore. Comment expliquez-vous ce phénomène?

C'est vrai. Pourquoi alors avoir choisi la forme d'un roman au lieu de parler de votre vie, de conter des anecdotes sur votre carrière, ou d'écrire vos mémoires?

Suivez-vous aujourd'hui la course à la succession de Johann Schneider-Ammann et de Doris Leuthard ? Avez-vous des favoris?

Quels souvenirs gardez-vous de vos deux anciens collègues partants ?

Quelles qualités doit avoir un futur conseiller fédéral pour faire face aux réalités de la politique aujourd'hui? Et quels conseils pourriez-vous lui donner?

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