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Burkhalter favorable à l'envoi d'experts suisses au Mali

Des experts suisses doivent contribuer à la mission de l'UE de formation des soldats maliens, selon le conseiller fédéral Didier Burkhalter.

Cette mission de l'UE «est importante et juste pour le Mali», estime Didier Burkhalter.
Cette mission de l'UE «est importante et juste pour le Mali», estime Didier Burkhalter.
ARCHIVES, Keystone

Le chef du DFAE veut répondre favorablement à une demande de l'UE sur la question d'une contribution de la Suisse à la mission de l'Union européenne de formation des soldats maliens. La décision devra être prise par le Conseil fédéral.

Cette mission de l'UE «est importante et juste pour le Mali», estime Didier Burkhalter dans une interview publiée par le SonntagsBlick. La Suisse dispose de personnes compétentes qui pourraient aider dans le cadre d'un tel mandat, dit-il en réponse à une demande lancée par Bruxelles fin janvier.

S'ils sont envoyés dans ce pays ouest-africain, les experts suisses devraient sensibiliser les soldats maliens dans les domaines du droit international humanitaire et des droits de l'homme. Ils doivent savoir «ce qu'une armée peut et ne peut faire dans un conflit». La Suisse pourrait contribuer de cette manière à réduire les souffrances de la population civile, selon le conseiller fédéral.

Elle enverrait sur place des experts du Département fédéral de la défense (DDPS) non armés et qui, selon Didier Burkhalter, ne porteraient pas d'uniforme. Ces Suisses ne seraient «pas chargés de la formation des soldats» en matière militaire, ajoute le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE).

Un nombre d'experts «très limité»

Un engagement au Mali ne constituerait pour cette raison pas un nouveau volet des contributions suisses à l'étranger, dit Didier Burkhalter. Il entrerait dans le cadre du mandat constitutionnel de promotion de la paix. Et il se baserait sur une résolution de l'ONU et une invitation du gouvernement malien.

Le Conseil fédéral peut décider seul d'une telle mission si elle est non armée. Didier Burkhalter n'a pas souhaité évoquer de calendrier. Le nombre d'experts suisses qui seraient envoyés n'est pas connu mais il serait «très limité», selon le DFAE.

Une intervention française avait débuté le 11 janvier dans le conflit au Mali entre le gouvernement et les rebelles islamistes. Si l'avancée des islamistes a pu être arrêtée, de violents combats ont toujours lieu. Une force internationale est prévue pour la stabilité de ce pays après le retrait des troupes françaises prévu dès fin avril.

(ats)

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