Burkhalter salue le plan de l'ONU contre l'extrémisme

GenèvePour le contrer, il faut promouvoir l'état de droit et offrir des perspectives.

Le chef du DFAE avec le secrétaire général de l'ONU ce 8 avril 2016 à Genève.

Le chef du DFAE avec le secrétaire général de l'ONU ce 8 avril 2016 à Genève. Image: Keystone

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«Le terrorisme qui continue de se propager constitue l'une des plus graves menaces envers la paix et la sécurité internationales», a constaté vendredi Didier Burkhalter.

«Il faut agir sur les facteurs qui attirent des personnes en particulier les jeunes vers l'extrémisme violent en leur ouvrant des perspectives, notamment en terme d'éducation et d'emploi», a estimé le chef de la diplomatie suisse. Celui-ci s'exprimait lors de la conférence sur l'extrémisme violent à l'ONU à Genève.

Didier Burkhalter a présenté le plan d'action de la Confédération à l'occasion de cette conférence. Dans les quatre dernières années, la Suisse a notamment permis à plus de 300'000 personnes de bénéficier d'une formation professionnelle dans une vingtaine de pays, a-t-il relevé.

Le dispositif de lutte contre le terrorisme a été renforcé - la collaboration interdépartementale notamment - et 86 postes supplémentaires ont été créés, a-t-il précisé.

Secteur privé

Des projets doivent encore être élaborés. Le secteur privé doit notamment «jouer un rôle central dans le développement des compétences et la création d'emplois. C'est pourquoi la Suisse souhaite coopérer plus étroitement avec les entreprises», a-t-il dit.

Elle s'engage aussi pour un renforcement de la contribution du secteur privé aux activités du Fonds mondial pour l'engagement de la communauté et la résilience (GCERF), domicilié à Genève. La Suisse soutient la mise en place de ce Fonds durant les quatre premières années à hauteur de 4 millions de francs.

Rôle de l'ONU

Soulignant le rôle décisif de l'ONU, Didier Burkhalter a salué le plan d'action du secrétaire général pour lutter contre l'extrémisme violent. Les examens menés récemment sur les opérations de maintien de la paix et la mise en oeuvre de la résolution 1325 sur les femmes confirment «l'importance primordiale de la prévention». «Les objectifs de développement durable vont dans le même sens».

«Prévenir l'extrémisme violent est d'abord et avant tout une tâche nationale», pense aussi le ministre helvétique, mettant en avant le principe de subsidiarité pratiqué en Suisse. «Bien aménager les cités, en évitant en particulier les ghettos, est aussi un trousseau de clés».

Genève internationale

Dans son plan d'action, la Suisse cible aussi les femmes, ainsi que la Genève internationale. Didier Burkhalter a loué l'expertise des nombreux organismes présents dans la ville de Calvin. La Suisse est aussi à l'origine d'une initiative internationale prônant le développement de bonnes pratiques pour la justice juvénile dans un contexte de lutte antiterroriste.

«Prévenir l'extrémisme violent est finalement bien moins onéreux que de chercher à en limiter les conséquences». Mais «des moyens à long terme» sont nécessaires, a conclu Didier Burkhalter. (ats/nxp)

Créé: 08.04.2016, 13h28

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